vendredi 28 février 2020

28/02 - JUAN BRANCO : LE PROCÈS DE JULIAN ASSANGE 
A COMMENCÉ.*
Juan Branco: "Je crois à l'Amour et à la Beauté. 



L’examen de la demande d’extradition de Julian Assange repoussé à mai
ASSANGE DEVRAIT AVOIR LA LÉGION D'HONNEUR" - JUAN BRANCO
Après le succès de « Crépuscule », Juan Branco publie « Julian Assange. L’antisouverain » (éditions du Cerf) au moment où le destin du fondateur de Wikileaks se joue avec l’ouverture à Londres du procès qui statuera sur son extradition ou non vers les États-Unis. À partir de son itinéraire personnel de conseiller juridique puis d’avocat de Julian Assange, mais aussi d’étudiant à l’École normale supérieure et à l’université états-unienne de Yale, de membre de cabinet ministériel… et de soutien des mouvements de contestation, en particulier des gilets jaunes, Juan Branco tente une réflexion de philosophie politique sur les oppositions contemporaines aux pouvoirs d’État. Julien Théry s’entretient avec lui au sujet de ce livre insolite, qui mêle divers récits plus ou moins personnels, analyses conceptuelles et textes d’intervention.

Il s’est fait connaître en 2019 avec Crépuscule, d’abord diffusé sur internet, avant d’être publié aux éditions Au diable Vauvert et Massot, et qui ne manqua pas de soulever la critique autant qu’il fit parler de lui. Juan Branco, docteur en droit et avocat de Julian Assange, retrace le parcours de cette figure dans son livre plaidoyer : "Assange. L'antisouverain" (Cerf, 2020). Privé de liberté depuis dix ans, le lanceur d'alertes, fondateur de Wikileaks, risque aujourd’hui 175 ans de prison.
https://www.youtube.com/watch?v=9DRzv_QsF0E
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John Shipton père de J. Assange
*Au procès de Julian Assange, ses partisans disent «non à l’extradition»
Au premier jour du procès du chef de file de WikiLeaks, l'avocat de l'administration américaine a accusé Assange d'avoir par ses publications «mis en danger» des sources, tandis que sa défense dénonçait une procédure «politique».
Des banderoles et des pancartes «Libérez Assange», «Non à l’extradition», «Nous sommes tous Julian Assange». Quelques tentes plantées dans l’herbe, non loin des grilles. Devant le tribunal de Woolwich, dans l’est de Londres – juste à côté de la prison de haute sécurité de Belmarsh, où le fondateur de WikiLeaks est incarcéré depuis son arrestation en avril –, on croise John Shipton, le père du fondateur de WikiLeaks, les avocats de l’Australien, mais aussi des chasubles fluorescentes, dont celle de Maxime Nicolle alias «Fly Rider» : un car de gilets jaunes a fait le déplacement depuis la France. Toute la journée, des chants, des slogans, des sirènes se feront entendre jusque dans la salle d’audience et dans l’annexe réservée aux médias. Peu après 10 heures, Assange, rasé de près, blazer gris-bleu sur sweat-shirt gris, confirme à la juge Vanessa Baraitser son identité et son âge, 48 ans. Juste avant la pause de 13 heures, il prendra la parole pour expliquer qu’il a le plus grand mal à entendre les débats et à se concentrer : il est isolé par une vitre, et les clameurs de ses soutiens à l’extérieur, qu’il comprend, n’aident pas. Durant la matinée, il aura compulsé des dossiers et surtout écouté James Lewis, l’avocat qui représente les États-Unis, exposer les raisons pour lesquelles l’administration américaine réclame son extradition. Outre-Atlantique, le chef de file de WikiLeaks est sous le coup de 18 chefs d’inculpation : l’un pour piratage informatique – il est accusé d’avoir tenté d’aider Chelsea Manning, la source des centaines de milliers de documents de l’armée américaine sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan et des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks en 2010, à «craquer» un mot de passe – et les 17 autres au titre de la loi américaine sur l’espionnage, ce qu’ont dénoncé nombre d’associations de défense des droits humains et de la liberté de la presse. L’Australien est ainsi mis en cause pour «association de malfaiteurs en vue de recevoir des informations relevant de la défense

Documents non expurgés
La stratégie de Lewis est claire : Assange, assène-t-il, n’est pas inculpé «pour avoir dévoilé des informations embarrassantes ou gênantes que le gouvernement [américain] aurait préféré ne pas divulguer», mais pour avoir «incité» Chelsea Manning à s’emparer de documents classifiés et «mis en danger des sources, des dissidents, des militants des droits humains» en Iran, en Irak ou en Afghanistan en publiant des documents non expurgés. En septembre 2011, soit près d’un an après la publication des premiers câbles diplomatiques américains en partenariat avec plusieurs médias, WikiLeaks avait en effet mis en ligne l’archive complète, reprochant alors aux journalistes du Guardian d’avoir rendu public dans un livre le mot de passe permettant d’accéder au dossier protégé. Selon Lewis, «des centaines de sources» ont dû être averties, certaines relocalisées, et certaines ont plus tard «disparu» – sans que les autorités n’aient pour autant pu établir un lien avec les publications de WikiLeaks.
Dans l’après-midi, c’est au tour d’Edward Fitzgerald, l’avocat d’Assange, de s’exprimer. Et d’insister, a contrario, sur les «efforts» conduits par WikiLeaks, durant l’année 2010, pour expurger des masses de documents dévoilés par la plateforme les éléments susceptibles de mettre en danger des personnes. Quand l’intégralité des câbles a été publiée, «les informations étaient déjà disponibles», insiste-t-il.

«Haut risque de suicide»
Au-delà du fond des accusations américaines, l’équipe de défense de l’Australien entend surtout faire échec à la demande d’extradition en arguant d’un caractère purement politique – soulignant notamment que l’administration Obama avait renoncé à utiliser l’Espionage Act à l’encontre d’Assange. Fitzgerald a également abordé dans son discours introductif la visite de l’élu républicain de Californie Dana Rohrabacher à Assange, alors reclus dans l’ambassade d’Equateur, à l’été 2017 : Rohrabacher, a-t-il avancé, aurait alors, pour le compte de Trump, proposé à l’Australien une grâce présidentielle en échange de déclarations sur la source des mails du camp démocrate publiés par WikiLeaks durant la campagne présidentielle américaine – ce que nie la Maison Blanche, tandis que l’élu affirme avoir agi sans consulter le président américain. L’avocat a aussi évoqué la surveillance hyperrapprochée à laquelle a été soumis Assange à l’ambassade à compter de la fin 2017, fait valoir qu’un procès «juste et équitable» serait impossible s’il venait à être jugé aux Etats-Unis, et mis en avant le risque de mauvais traitements et le «haut risque de suicide» de son client en cas d’extradition. 
La bataille, en tout état de cause, ne fait que commencer. Les débats, qui doivent se tenir durant une semaine, reprendront à la mi-mai pour trois semaines supplémentaires. Sans compter qu’en cas de première décision défavorable, l’équipe de défense tentera tous les recours possibles, qui peuvent théoriquement amener le cas de Julian Assange jusque devant la Cour suprême du Royaume-Uni ou la Cour européenne des droits de l’homme.
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La défense d'Assange dénonce des poursuites américaines fondées sur des "mensonges"
https://www.courrierinternational.com/depeche/la-defense-dassange-denonce-des-poursuites-americaines-fondees-sur-des-mensonges.afp.com.20200225.doc.1pb09i.xml
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2012 - Discours de Julian Assange, fondateur de Wikileaks, depuis l'ambassade équatorienne à Londres Apprenez, défiez, agissez maintenant ! 
Depuis le balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres, où il s’est réfugié il y a six mois, le fondateur de WikiLeaks a en effet promis la révélation de documents secrets. « L’année prochaine sera aussi bien remplie (que 2012). Wikileaks prépare la publication d’un million de documents, des documents qui touchent tous les pays 

2014 
ulian Assange, le fondateur de WikiLeaks, qui a notamment révélé des milliers de documents confidentiels relatifs aux modes opératoires de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan, vit aujourd'hui retranché dans l'ambassade d'Equateur à Londres. A quelques jours du deuxième anniversaire de l'asile politique de Julian Assange, Antoine de Caunes est allé à sa rencontre pour enregistrer un entretien exclusif. Il est revenu sur plusieurs points, notamment son interrogation sur la sortie de son asile politique qui ne semble pas être d'actualité, son manque de liberté et notamment le fait qu'il n'ait vu la lumière que 20 minutes depuis le début de son asile politique. Sur la politique de Barack Obama à propos des lanceurs d'alarme, Julian Assange la voit comme "catastrophique" pour la liberté. Depuis son asile, il a reçu la visite de plusieurs personnalités comme Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Lady Gaga mais aussi Oliver Stone, ce qui lui permet d'avoir des appuis afin de maintenir les actions de Wikileaks. Wikileaks reste une de ses plus grandes fiertés malgré les attaques en 2011 de la presse, le triomphe et le maintien de son organisme également.
https://www.youtube.com/watch?v=ScFu7MeY4G4

2015 - Darius Rochebin reçoit Julian Assange, fondateur et rédacteur en chef de Wikileaks. Il est actuellement réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres.
"L'université, ça n'est pas l'école secondaire, ça n'est pas l'université, c'est l'interaction avec l'environnement". Comme c'est bien vrai!!!

2018 - Assange last video before communications cut at Ecuadorian Embassy in London

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