mardi 25 février 2020

25/02 - JEAN BALAN – L’AFFAIRE BOUAKÉ : 
UN DES PIRES SCANDALES DE LA Vème république?. 



Le 6 novembre 2004, neuf soldats français sont tués à Bouaké en Côte d’Ivoire. Maître Jean Balan est l’avocat de 22 familles de soldats tués ou blessés. Depuis plus de 15 ans, il mène un combat pour lever le voile sur cette tragédie. Une tragédie faite de mystères et de mensonges, qui met en accusation une nomenklatura et les personnalités les plus importantes de l’État français. Dans quelques jours s’ouvre le procès de Bouaké. Va-t-on découvrir qui étaient les véritables commanditaires de cet assassinat ? La vérité sera-t-elle faite sur ce qui pourrait bien être un des pires scandales de la Vème République ? Pour que ces crimes ne restent pas sans châtiment !
Par TV Liberté :
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07 juillet 2018  - Côte d’Ivoire – Bombardement de Bouaké : « Un sabotage a été organisé pour qu’on ne sache pas la vérité »
Quatorze ans après le bombardement meurtrier de la base militaire française de Bouaké par deux avions de l’armée ivoirienne, en 2004, le parquet de Paris vient de rendre son réquisitoire.
Il est 13h20, le 6 novembre 2004, à Bouaké, lorsque retentit une forte explosion. La base de l’armée française, installée dans l’enceinte du lycée Descartes vient d’être bombardée par deux Sukhoï-25 de l’armée ivoirienne. Neuf militaires français et un civil américain sont tués, 38 personnes blessées. En riposte, Paris détruit immédiatement l’aviation ivoirienne.

Nombreux mystères
L’épisode est un tournant majeur dans la crise ivoirienne et dans les relations entre Paris et Laurent Gbagbo, alors président. Quatorze ans plus tard, il reste pourtant de nombreux mystères autour de cette affaire. Qui a donné l’ordre de tirer ? Le chef de l’État ivoirien s’en est toujours défendu. Brièvement interpellés, pourquoi les pilotes n’ont-ils pas été entendus et écroués ? Pourquoi l’enquête a-t-elle été si difficile ? Des interrogations qui pourraient être bientôt levées par la justice française.
Comme l’a révélé le site d’information Mediapart, François Molins, le procureur de Paris, vient en effet de demander le renvoi devant la Cour d’assises de Yury Sushkin, un ancien mercenaire bélarusse, et de deux officiers ivoiriens, Patrice Ouei et Ange Magloire Ganduillet Attualy, tous trois pilotes et co-pilotes des Sukhoï-25, pour les chefs d’assassinats, de tentatives d’assassinats et de destructions de biens.

Passivité des autorités françaises
Mais dans son réquisitoire de 140 pages, François Molins va plus loin. Il s’interroge sur la passivité « de certaines autorités politiques françaises dans la gestion des interpellations et libérations » des mercenaires. Juste après l’attaque, quinze d’entre eux, russes, bélarusses et ukrainiens, ont été interpellés par l’armée française à l’aéroport d’Abidjan avant d’être libérés. Puis dix jours après l’attaque, huit mercenaires bélarusses, arrêtés au Togo, ont été relâchés sans même avoir été interrogés à cause de l’inaction française.
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Affaire de Bouaké  - Les hypothèses: une responsabilité française?

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