samedi 22 février 2020

22/02 - LE LUCIFÉRISME DE L’ETAT SECRET 
 ET LE NOUVEL ORDRE MONDIAL PSYCHOPATHE. 



Le terrorisme des coups montés est intrinsèquement psychopathe, et pourtant c’est maintenant devenu le mode opératoire normal des politiciens contemporains. Grâce à l’Internet, et à de courageux révélateurs de la vérité, beaucoup de gens s’éveillent désormais à cette réalité.

Par  Jonas E. Alexis, le 18 février 2020
Les américains ont un avantage sur nous, français, ils croient en Dieu
THADDEUS KOZINSKI a enseigné la philosophie et les humanités pendant dix ans à la Faculté Catholique du Wyoming, dont il a également été le doyen. Kozinsky est l’auteur de The Political Problem of Religious Pluralism: And Why Philosophers Can’t Solve It (Le problème politique du pluralisme religieux, et pourquoi les philosophes ne parviennent pas à le résoudre - Lexington Books, 2010), et d’un prochain livre sur la logique Aristotélicienne. Son récent livre est Modernity as Apocalypse: Sacred Nihilism and the Counterfeits of Logos (La modernité comme Apocalypse : le Nihilisme Sacré et les Contrefaçons du Logos). Ses essais ont été publiés dans Modern Age, First Things, Telos, Public Discourse, ABC Religion and Ethics, etc.

JEA : Dans votre récent ouvrage, Modernity as Apocalypse: Sacred Nihilism and the Counterfeits of Logos, vous faites allusion au «nouvel ordre mondial psychopathe du vingt-et-unième siècle ». [1] Qu’entendez-vous par là et quelles sont les manifestations de ce « nouvel ordre mondial psychopathe» ?

TJK : En 1984 (date intéressante correspondant au titre du célèbre roman de George Orwell), un psychiatre Polonais nommé Andrzej Łobaczewski (1921-2007) acheva l’ouvrage qu’il avait commencé peu après la Deuxième Guerre Mondiale en tant que membre d’un groupe de spécialistes des sciences sociales étudiant la nature du totalitarisme, l’ayant vécu personnellement sous le Nazisme et ensuite le Stalinisme. Le livre qui a été le fruit de ses nombreuses années de souffrance et de recherche est intitulé : Political Ponerology: A Science on the Nature of Evil Adjusted for Political Purposes (La porénologie politique* : une science de la nature du mal adaptée à des fins politiques).
*La ponérologie politique est une étude interdisciplinaire des problèmes sociaux principalement associée au psychiatre polonais Andrzej Łobaczewski. Wikipédia (anglais)
Sa thèse est que les régimes sous lesquels il a souffert, y compris les Etats-Unis où il a émigré à la fin des années 1970, peuvent être décrits précisément comme des pathocraties, dirigées par un petit groupe de psychopathes génétiques, entouré d’un groupe plus large de laquais volontaires aux tendances psychopathes, créant ainsi une culture politique de «psychopathie acquise». Les populations, trompées par la déformation Orwellienne du langage (Novlangue, en Anglais Newspeak) qui permet et accompagne le règne pathocratique, car elle caractérise et traduit naturellement tout comportement et discours pathologique en catégories morales et rationnelles qui leur sont familières, en raison de leur incapacité à imaginer le monde psychologique dans lequel vivent les psychopathes. 

Comme l’a écrit le collègue Polonais de Łobaczewski, Stefan Błachowski : «L’incapacité générale à identifier le type psychologique de tels individus [à savoir des psychopathes], cause une immense souffrance, de la terreur de masse, une oppression violente, le génocide et la décadence de la civilisation … Aussi longtemps que le pouvoir de suggestion des psychopathes [c’est-à-dire hypnotisme, envoûtement, «ensorcellement»] n’est pas confronté aux faits et aux conséquences morales et pratiques de cette doctrine, des groupes sociaux entiers peuvent succomber à son attirance démagogique». Et, «des méthodes sont développées pour répandre la dissension entre les groupes (comme dans la maxime « divide et impera» [diviser pour régner]).
La trahison et la tromperie en politique reçoivent des justifications et sont présentées comme des valeurs positives. Des principes pour tirer avantage de situations concrètes sont également développés. 
L’assassinat politique, l’exécution des opposants, les camps de concentration et le génocide sont les produits de systèmes politiques au niveau de l’intégration primaire [c’est à dire la psychopathie].
Inutile de préciser que Łobaczewski s’est avéré prophétique. Le IXXI (le 11 septembre), et le canular de la Guerre génocidaire au Terrorisme qui en a résulté, porte toutes les caractéristique pathocratiques décrites précédemment. Le terrorisme des coups montés sous faux-pavillon est intrinsèquement psychopathe, et pourtant c’est désormais le mode opératoire usuel des politiciens contemporains. Grâce à l’Internet et aux courageux révélateurs de la vérité, beaucoup de gens s’éveillent à présent à cette réalité. Mais ce à quoi nous avons affaire de nos jours est pire que la pathocratie. Le 11/09 était, bien sûr, psychopathe, mais il était aussi Luciférien, ce qui n’est pas la même chose que de la méchanceté humaine ou de la psychopathie. Comme l’ont révélé les recherches d’experts tels que S.K. Bain et Thomas Breidenbach, Le 11/09 était un rituel occulte de sacrifice humain du
bouc émissaire orchestré par les satanistes de l’Etat Secret.
Notre pathocratie, et le satanistes qui désormais l’accompagne et l’exacerbe, peut aussi être interprété comme une tentative de ces élites de renverser, non seulement la moralité, dans leur promotion de l’homosexualité et du meurtre d’enfants, mais aussi l’Être lui-même, dans leur rejet de l’immuable réalité du genre et des limites irréductibles de la liberté humaine. Récemment, le Canada a interdit à un père d’empêcher son fils âgé de quatorze ans de subir une opération de changement de sexe. 
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/786811/transgenre-jeunes-droit-sexe-genre-adolescents-transphobie
C’est un état de guerre avec l’Être et avec quiconque ose reconnaître que l’autorité du Logos prime l’autorité de l’Etat. Aussi bien les psychopathes que les Satanistes se comportent comme s’ils n’étaient pas des créatures, mais le Créateur en personne, et ils entreprennent de créer une culture dans laquelle leur mode de conscience délirant devient le mode de conscience de tout le monde.
Métaphysiquement, chaque être humain est une personne, un «Je», non un objet, une «chose», et moralement, nous sommes obligés de nous traiter aussi bien nous que les autres comme des «Je» et non des «choses». Les Psychopathes et les satanistes se traitent entre eux comme des «Je» et tous les autres comme des «choses». 


Le libéralisme séculariste n’est que l’incarnation sociale, culturelle, économique, politique et religieuse de l’âme dévoyée des psychopathes et des satanistes, et il a pour conséquence d’habituer des gens normaux et moraux à la conscience et la perspective de ces individus malveillants. Cette habitude est en train de devenir mondiale. 
Après le 11/09, être une bonne personne signifie, pour ceux qui sont de Droite, tolérer le meurtre de Musulmans et les guerres d’agression génocidaires, et à substituer l’Amérique à l’Eglise Catholique comme la seule véritable «force du bien dans le monde». 
Pour les gens de gauche, cela signifie tolérer le meurtre des bébés et la guerre culturelle contre le Logos, et substituer à la Déité un état mondialiste dirigé par l’Amérique et Israël comme avant-garde de l’évolution humaine.

JEA : Dans les pages 189-190 de votre livre, il y a un long paragraphe qu’il me semble pertinent de citer en entier ici. Vous dites :
TJK : «Lorsque l’explication d’une évènement violent considérable et de la crise qui en découle émerge sous forme d’un récit officiel, incontestable et autoritaire ; lorsqu’elle comprend, sans preuve empirique ou enquête concluante, la reconnaissance de l’innocence et de l’exceptionnalisme des victimes, et la dépravation et le pouvoir terrifiant des criminels désignés. Lorsque toute dissension par rapport à ce récit est socialement prohibée, allant jusqu’au harcèlement et aux poursuites judiciaires ; lorsqu’il suscite des comportements en contradiction avec lui-même, tel que de commettre des actes de terrorisme au nom de l’éradication du terrorisme, ou en restreignant et censurant la liberté d’expression au nom de la protection contre lui ; lorsque le récit est immédiatement soutenu, répandu, et surveillé par la grande majorité de la classe dirigeante, y compris les médias de masse et «alternatifs» (gardiens de la gauche et de la droite) ; lorsqu’il unit et synthétise avec succès des factions autrement opposées de la population – libéraux et néoconservateurs, libertariens et conservateurs, humanistes et Nietzschéens, théistes et athéistes.
Lorsque l’examen rationnel et la franche discussion des lacunes dans l’explication officielle sont interdits ; et lorsque le souvenir ritualisé et annuel d’un évènement et son récit consacré – en particulier le portrait poignant des auteurs démoniaques à qui on impute toute la responsabilité du conflit intérieur entre les citoyens et la perpétuelle guerre Manichéenne contre le dernier «ennemi» en date – suscite et évoque la peur primale et la crainte religieuse dans la population ; lorsque le récit d’un évènement ou d’une suite d’évènements reliés entre eux possède tous ces attributs, ou certains d’entre eux, nous savons que nous n’avons pas affaire à un phénomène ordinaire».

Voilà de fortes paroles. Pouvez-vous nous commenter cela ?
La messe Catholique et l’Eucharistie est le rituel au cours duquel la Victime Innocente est mystiquement sacrifiée, rendue présente et réelle, ici et maintenant, Sa crucifixion historique, où Son corps ressuscité est présenté pour être consommé, entraînant la déification de ses participants. Ce rituel sacramentel exige que ses participants soient dans un état de repentance, imputant uniquement la justice à l’Agneau sacrifié et confessant sa culpabilité personnelle dans Son sacrifice. L'Eucharistie réunit tous ses participants dans l’unité de son amour divin, et cet amour doit être partagé avec le monde, d’où la signification du mot «Messe» - Ite missa est – «Allez, vous avez été envoyés». L’Eucharistie est à la fois la source de l’unité de l’Eglise, mais aussi du monde. Les Etats qui rejettent l’autorité morale et spirituelle de l’Eglise Catholique sont voués à être réduits en esclavage par une autre autorité, une autorité qui ne pratique pas une morale aussi aimante et spirituelle.
Si ma description du terrorisme des coups montés est exacte, à la lumière de la Messe et de l’Eucharistie, on peut constater qu’il en est une inversion diabolique, un rituel contrefait, une messe noire. Les populations sont conviées à un spectacle où la victime innocente est sacrifiée, mais au lieu de susciter en elles la repentance et la confession de la culpabilité, il produit un jugement d’autojustification pharisaïque. 
Au lieu de partir d’un spectacle unifié et de se préparer à partager l’amour divin qui a été rendu manifeste, ils partent d’une unification dans une haine partagée de «l’autre» démoniaque, se préparant à partager et agir selon la haine meurtrière qui a été suscitée dans leurs cœurs. Et comme dans le dogme Catholique de révélation divine, il ne saurait y avoir un questionnement ou une dissension par rapport aux dogmes sataniques qui nous sont révélés par les prêtres dont les incantations médiatiques et les sermons gouvernementaux définissent de façon autoritaire la réalité de ce qui vient d’avoir lieu.
Je pense que le terrorisme des coups montés est essentiellement un sacrifice rituel du bouc émissaire, qui, comme l’a montré René Girard, est l’inévitable fondation de l’unité politique de toutes les cultures d’influence et de conversion non-Evangéliques, et qui consiste en l’inversion diabolique du sacrifice de Jésus sur la croix.
* René Girard, né le 25 décembre 1923 à Avignon et mort le 4 novembre 2015 à Stanford, est un anthropologuehistorien et philosophe françaisAncien élève de l'École des chartes et professeur émérite de littérature comparée à l'université Stanford et à l'université Duke aux États-Unis, il est l’inventeur de la «théorie mimétique» qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, cherche à fonder une nouvelle anthropologie de la violence et du religieux.
Il est élu à l'Académie française en 2005Wikipédia

Nous, individuellement et collectivement, suivons et obéissons soit aux Evangiles, ou nous suivons le diable et le bouc émissaire. Il n’y a pas de troisième option. Nous avons affaire à un phénomène qui ne peut être complètement compris et effectivement combattu qu’à la lumière de l’Evangile et avec la puissance de Sa Grâce.
Comme je l’examine en détail dans mon livre, la peur, et la terreur qui est suscitée par ces évènements, qui rend leur récit indiscutable et la violence apparemment omnipotente qui en résulte, peut être le mieux qualifiée de «satanique sacrée», qui ne peut être vaincue que par le véritable sacré, le Cœur Sacré de Jésus.

JEA : Vous citez le professeur Lance DeHaven-Smith dans son étude Théorie de la Conspiration en Amérique (University of Texas Press) affirmant que la CIA a inventé le terme «théoricien de la conspiration». [2] Veuillez dénouer cette question complexe pour nous ici.
*Lance deHaven-Smith est Professeur d’administration et de politique publique à l’Université d’Etat de Floride depuis 1994, après avoir été Professeur-Assistant à l’Université Atlantique de Floride. C’est lui qui est à l’origine de l’expression « SCAD » (State Crime Against Democracy – Crime d’Etat contre la Démocratie) destinée à faciliter la discussion sur la politique secrète.

TJK : Je souhaiterais encourager les lecteurs intéressés par ce sujet à lire le livre de De-Haven-Smith, ou juste sa critique par Ron Unz, qui en résume ici le point essentiel :
Au milieu des années 1960 il y a eu un scepticisme public croissant sur les conclusions de la Commission Warren qu’un tireur solitaire, Lee Harvey Oswald, avait été le seul responsable de l’assassinat du Président Kennedy, et des soupçons croissants que des dirigeants Américains de haut-niveau avaient également été impliqués. Donc pour limiter les dégâts, la CIA a distribué un mémo secret à toutes ses officines de terrain demandant qu’elles engagent leurs agents médiatiques dans des campagnes destinées à tourner en ridicule et à présenter de tels critiques comme étant des partisans irrationnels de «théories de la conspiration» (Opération Mockingbird).

Je pense que Dieu dans Sa providence a permis l’émergence de l’Internet, parce qu’il représente l’obstacle le plus sérieux pour les propagandistes. Bien sûr, c’est une arme à double tranchant, un moyen aussi bien de libération que de mise en esclavage. Une des raisons pour lesquelles j’ai consacré ma vie à l’éducation et à la philosophie libérale est que d’être capable de pensée, à la fois discursive et intuitive, avec l’esprit et le cœur, est désormais une exigence essentielle pour pouvoir gérer avec succès la culture contemporaine en général et l’internet en particulier afin de pouvoir apprendre ce qu’il faut pour le bien de son âme et des âmes de ceux que nous devons aimer et protéger.
L’Etat Secret n’a pas été capable d’empêcher la vérité d’être révélée, mais la censure des réseaux sociaux devient de plus en plus évidente et généralisée, et je ne suis pas sûr comment cela va finir. Je suis convaincu que le seul pouvoir qui peut vaincre le mal dans lequel nous sommes immergés maintenant et qui ne cesse de s’amplifier de jour en jour (même si son « pouvoir » est illusoire) est le pouvoir de Dieu. Mais Il nous demande d’être les intermédiaires de Son pouvoir. Nous devons entreprendre de connaître et accomplir Sa Volonté Divine à tout moment. En fait, nous devons vivre dans Sa Volonté Divine. Il y a quelques années, j’ai découvert les écrits de la mystique Catholique Italienne du 19ème siècle appelée Luisa Piccarreta* (déjà qualifiée de Servante de Dieu par l’Eglise, et qui devrait bientôt être canonisée) à qui Jésus Christ en personne a enseigné à vivre dans la Volonté Divine. Sa vie a été miraculeuse. Les enseignements donnés à l’humanité à cette époque où ils étaient des plus nécessaires, sont contenus dans 36 volumes. 

*La Servante de Dieu Luisa Piccarreta est née à Corato (Bari) en Italie, le 23 avril 1865. Elle y mourra en odeur de sainteté le 4 mars 1947. Sa famille était l'une de ces familles patriarcales que l'on trouve encore aujourd'hui dans les Pouilles. Des gens qui aiment vivre à l'air des champs. Ses parents, Vito Nicola et Rosa Tarantino, eurent cinq filles : Maria, Rachele, Filomena, Luisa et Angela. Les trois aînées se marièrent. Angela, que l'on appelait «la petite Angela» resta célibataire et vécut aux côtés de sa sœur, Luisa, jusqu'à sa mort.
En 1938, la vie de Luisa Piccarreta subit un bouleversement total : Rome la désavouait publiquement et ses écrits furent mis à l'index. A la publication de la condamnation du Saint-Office, Luisa se soumit à l'autorité de l'Eglise. De Rome, les autorités ecclésiastiques envoyèrent un prêtre lui réclamer tous ses écrits. Elle les lui remit immédiatement, et très gentiment. Ses écrits finirent dans les Archives secrètes du Saint-Office. Le 7 octobre 1938, sur ordre de ses supérieurs, Luisa dut quitter le couvent et se trouver un nouveau logis. Elle passa les neuf dernières années de sa vie dans un appartement de la via Maddalena, bien connu des personnes âgées de Corato qui assistèrent à la sortie de sa dépouille, le 8 mars 1947.

J’aimerais encourager les lecteurs, y compris les non-Catholiques, à étudier ces enseignements. Ils sont magnifiques et puissants et portent la marque de son authenticité, et les lire en plus et à la lumière des Évangiles fera le plus grand bien à votre âme.

Voici la meilleure présentation pour vous guider : The Crown of History: The Imminent Glorious Era of Universal Peace (Le Couronnement de l’Histoire : l’imminente et glorieuse Ere de Paix Universelle).


 [1] Thaddeus J. Kozinskii, Modernity as Apocalypse: Sacred Nihilism and the Counterfeits of Logos (BrooklynNY: Angelico Press, 2019).
[2] Ibid., 215.
Envois et traduction de Patrick T

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