jeudi 12 décembre 2019

++12/12 - DES CENTAINES DE CRS SE FONT PORTER PÂLES. 
SUPPRESSION DES RÉGIMES SPÉCIAUX. 

Retraites: service minimum pour des policiers en colère et d’autres manifestations jeudi


  - Visactu

Espérons que la contagion va très vite se répandre. La grippe, c'est TRÈS contagieux :-)
Les policiers membres des CRS avaient déjà menacé le gouvernement d'actions eu égard à la pénibilité de leur métier. Résultat, le jour du discours du Premier ministre sur la réforme des retraites, ils sont des centaines à se faire porter pâle.
Ils avaient prévenu.
Les policiers nationaux ne bénéficiant pas du droit de grève, ils font entendre leur malaise en se déclarant «consultants», c'est-à-dire qu'ils ont pris un rendez-vous médical pour se faire porter pâles. C'est ce qu'ont fait des centaines de membres des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ce 11 décembre, dès le matin. 

Résultat de recherche d'images pour "edouard philippe"Selon les informations du Figaro, ils étaient déjà 790 dans ce cas à 11h en fin de matinée alors qu'Edouard Philippe n'avait pas encore pris la parole au sujet de la réforme des retraites au Conseil économique, sociale et environnemental. 
De toute façon c'est L'Union Européenne qui décide, nos gouvernants sont justes payés grassement pour faire passer la pilule. 
Un discours très attendu au cours duquel le Premier ministre a confirmé la fin des régimes spéciaux. Tous réduits à la misère, pas de jaloux. Ils n'auront qu'à baisser la valeur du point pour baisser notre retraite et finir par la supprimer comme prévu. Les jeunes devront nourrir leurs aînés. 
Une GJ : «Je m’en tape de la retraite, je sais que j’en aurai pas. Je manifeste pour tous les SDF qui vivent dans des conditions inhumaines... ».. »

Il commence à avoir la barbe blanche, notre pauvre 1er sinistre. Une fois démis, l'an prochain il pourra faire père Noël sur une place de village. Mais nos gouvernants ne passeront peut-être pas l'hiver, victime d'une vraie grippe.
Grippe aviaire pour les policiers appelés "les poulets et porcine pour notre gouvernement qui sont des porcs. Pas sympa pour les porc qui sont des animaux très attachants. 

Le chef du gouvernement a eu beau annoncer que certains métiers spécifiques de la police conserveraient la fameuse bonification dite du «cinquième» (une annuité offerte tous les cinq ans), ce fut peine perdue : les syndicats majoritaires du secteur ont appelé à des actions fermes pour conserver ce statut pour tous les effectifs, et pas seulement «ceux exposés aux missions dangereuses». 
«La colère du terrain est immense, car les CRS n’en peuvent plus d’être employés n’importe comment depuis des mois, avec tous les mouvements sociaux», a expliqué le secrétaire général d'Unsa-Police, Philippe Capon au Figaro.

L'association policière UPNI (Union des policiers nationaux indépendants) a estimé quant à elle sur son compte Facebook que 1.100 CRS s'étaient fait porter pâles à 14h ce 11 décembre. Et de proposer : «Et si on le faisait le jour d'une manif nationale ? Et si on le faisait le samedi des Gilets jaunes ?»

Contacté par RT France, le porte-parole de cette organisation Jean-Pierre Colombies a prévenu : «Là, ça va secouer méchamment ! Les patrons de syndicats sont remontés comme des coucous et les promesses du gouvernement n'engagent que ceux qui y croient, les partenaires sociaux l'ont enfin compris : on ne peut pas détacher le statut spécial de la police de celui de la fonction publique globale !» Et l'ancien commandant de police de présager : «Bonjour l'angoisse pour le gouvernement si les flics commencent à mettre la crosse en l'air ! Tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agissait du dernier rempart avant le contact direct pour l'Elysée et le gouvernement. S'ils jouent avec le feu de la sorte, ils prennent le risque de se trouver en prise directe avec les manifestants dorénavant. Le pouvoir tenait principalement grâce à la solidité de la mobilisation policière... Si cette dernière lâche du lest, ça va devenir compliqué pour eux. Attention danger !»
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L'enfer policier.:
Jean-Pierre Colombies: "le suicide a des raisons multifactorielles"
Un policier se suicide tous les quatre jours depuis le début de cette année 2019. Ainsi, 24 policiers ont mis fin à leur jour depuis le mois de janvier. En 2018, ce chiffre n’avait été franchi qu’au mois d’août. On compte aussi deux suicides au sein de la gendarmerie. Réagissant sur ce sujet, Jean-Pierre Colombies, porte-parole de l’association de police UPNI, estime que "le suicide a des raisons multifactorielles" et qu’il est "le fruit d’un mal-être profond d’une institution qui ne se sent plus bien"
Des policiers sont aussi suicidés comme l'a dénoncé le CRS Marc Granié dans une vidéo qui lui a valu un internement immédiat.
Par contre les policiers qui dénoncent leur collègues, les éliminent sont récompensés, décorés, il en est de même ceux qui s'en prennent aux GJ.
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Interrogé par L'Express, le délégué aux CRS du syndicat Unsa-Police David Michaux a également signalé que les policiers demandaient «une plus grande reconnaissance» de leurs missions et une «égalité entre les statuts des gendarmes mobiles et ceux des CRS». Il a encore souligné : «Nous demandons à être reçus au ministère de l'Intérieur. Actuellement, on se sent délaissés, on est les oubliés de cette réforme, on n'a aucune considération.»

Castaner, un petit "joueur"

"Bonjour l'angoisse pour le gouvernement si les flics commencent à mettre la crosse en l'air"

Selon les informations du Figaro, «on compterait beaucoup de CRS absents dans la zone Nord», mais également dans la CRS 21, la CRS 33, la CRS 55 et celle qui œuvre à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), alors que cette zone frontalière avec l'Espagne est sous haute sécurité du fait de la pression migratoire.

Le 2 décembre, une compagnie de CRS du Val-de-Marne avait déjà symboliquement déposé casques et boucliers et le 4 décembre, une compagnie d'intervention s'était faite presque entièrement porter pâle en Isère près de Grenoble (27 membres sur 29 dans la CDI 38). La colère monte depuis de longs mois dans ce secteur, voire depuis la fin de l'année 2016, lorsqu'un mouvement spontané était né dans les rangs des forces de l'ordre à la suite des violences commises à Viry-Châtillon (Essonne) : les fameux «policiers en colère».
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La fronde des policiers, pour obtenir le maintien de leur statut spécial menacé par la réforme des retraites, s’amplifie.

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Des CRS mobilisés pour le maintien de l\'ordre lors de la manifestation contre la réforme des retraites le 5 décembre 2019, près de la place de la Nation, à Paris.


A Dunkerque, ça n'est plus la mer qui monte, mais la colère des policiers.
"On est rentrés dans un mouvement qui n’est pas près de s'arrêter"
En mission à Dunkerque (Nord), 80 des 87 membres d'une compagnie de CRS se sont déclarés malades mercredi 11 décembre au soir, au moment de leur prise de service. Ils ont posé leur bouclier pour protester contre la réforme des retraites. Les annonces d'Édouard Philippe mercredi midi n'ont pas convaincu.
90% des effectifs indisponibles, c'est extrêmement rare, souligne Jessy Castane, le délégué syndical Unsa police de cette compagnie basée dans l'Yonne : "Les collègues ont pris la décision d'aller consulter différents médecins sur l’agglomération pour montrer leur mal-être, qu'il soit psychologique ou physique." La fatigue est là : ça se lit sur nos visages. 
Le Premier ministre a déclaré que les policiers bénéficieront d'une dérogation pour partir plus tôt à la retraite, mais à condition d'avoir exercé pendant un certain nombre d'années des fonctions qui les exposent au danger. Une mesure dénoncée par les syndicats, qui réclament un même traitement pour tous les policiers. "On a l'impression que la police nationale n’avance plus, mais régresse dans tous ses acquis, on perd tout. Il y a un ras-le-bol par rapport à la réforme des retraites qu'on nous annonce. On est rentrés dans un mouvement qui n'est pas près de s'arrêter tant qu'ils ne font pas marche arrière", continue Jessy Castane.

Pour l'heure, plus d'un millier de CRS se sont rendus indisponibles en France, sur un total de 13.000 fonctionnaires. Mais sans nouvelle garantie du gouvernement sur leur futur régime de retraites, les syndicats menacent d'étendre le mouvement et de perturber l’ensemble des missions de maintien de l'ordre confiées aux Compagnie républicaines de sécurité.
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Le passage en revue des troupes par Loulou, le philosophe des GJ, en grande discussion comme à chaque manifestation, avec nos forces de l'"ordre". Ici Place Denfert Rochereau mardi soir. Loulou est très instruit. Comme moi il aime converser avec nos anges gardiens. Loulou a eu le pied cassé d'où ses cannes. On lui a cassé son bâton.
https://www.youtube.com/watch?v=e9Y7qCJ_bNI
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A noter que lors de la manifestation des policiers en colère en octobre, les GJ ont été nassés par les gendarmes sur ordre su syndicat et sifflés et nargués par pas mal de policiers. Il faudra faire le tri et rééduquer.

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