lundi 7 octobre 2019

08/10 - USINE DE ROUEN : L’INCENDIE D’UN ENTREPÔT VOISIN 
QUI STOCKAIT AUSSI DES PRODUITS CHIMIQUES. 



Nouvel incendie à Villeurbanne près de Lyon. Étrange fumée pour un bâtiment de bureaux! Ça fait beaucoup d'incendies, vous ne croyez pas?


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ROUEN. Pourquoi ne connaît-on pas l'origine du feu ?
Dix jours après le violent incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime), on apprenait ce week-end que des produits stockés dans une entreprise mitoyenne avaient également été touchés. Quelle est l'origine de l'incendie ? Où s'est-il déclenché ? Souvenons-nous des 3 usines en Chine visés par des ondes scalaires venant d'un satellite, voir article précédent sue cet incendie.
Un ouvrier a dit dès le début que l'incendie se trouvait à l'extérieur. Comme pour les pompiers du 11 septembre, espérons que les témoins ne vont pas être supprimés.


Par Sciences et Avenir
La préfecture a révélé que l'entreprise mitoyenne de l'usine chimique Lubrizol, le transporteur Normandie Logistique, avait également brûlé. Dans ses stocks, plus de 9.000 tonnes de produits, dont une partie destinée à Lubrizol.
Nous savions que près de 5.253 tonnes de produits chimiques étaient partis en épaisses volutes de fumées le 26 septembre 2019 dans l'usine chimique Lubrizol, à Rouen. Ce que nous ignorions encore plus de dix jours après les faits, c'est que 4.157 autres tonnes de produits ont brûlé sur le site industriel voisin, selon des documents publiés par la préfecture de Seine-Maritime. Il s'agit de produits qui étaient stockés dans les trois bâtiments de l'entreprise mitoyenne Normandie Logistique, spécialisée dans le transport de marchandises et dont Lubrizol était cliente. L'un des trois bâtiments de la société a intégralement flambé, quand les deux autres ont été partiellement endommagés.

Pas de "produits explosifs ou dangereux"
Selon la direction de l'entreprise, Normandie Logistique n'est pas un site "classé Seveso, car il n'a pas de stockage de produits explosifs ou dangereux""Dans deux des entrepôts qui ont brûlé, il y avait certes des produits de Lubrizol – c'est un client –, mais il s'agissait de matières premières pas encore entrées dans leur process industriel. Des matières 'neutres' en termes de classification, qui peuvent évidemment brûler comme beaucoup de produits, mais pas considérées comme inflammables", a fait savoir Christian Boulocher, le directeur général de Normandie Logistique, dans une interview accordée au quotidien régional Paris-Normandie.
La préfecture, elle, a fait savoir dans un communiqué que "Normandie Logistique n'avait pas été en mesure de produire l'inventaire des produits ayant effectivement brûlé dans l'incendie. L'inventaire produit par Normandie Logistique récapitule la totalité des stocks présents dans les trois bâtiments de Normandie Logistique touchés par l'incendie." Ce sont, au total, 9.050 tonnes de produits qui étaient stockés chez Normandie Logistique au moment de l'incendie. 4.157 tonnes seraient à relier à Lubrizol, 139 tonnes à Total, et 4.750 tonnes s'apparenteraient à des produits divers.

Désaccord avec la préfecture sur la nature de certains produits
De son côté, la préfecture de Seine-Maritime ne fait pour l'instant que s'appuyer sur les affirmations de Normandie Logistique et sur les documents que cette dernière lui a transmis : "Selon les caractérisations transmises par l'exploitant, ces produits ne relèvent pas de la procédure d'autorisation ICPE [installations classées pour la protection de l'environnement, ndlr]." Et d'ajouter que l'enquête administrative devra confirmer les dires de l'entreprise.
Toutefois, la direction de l'entreprise et la préfecture sont toutefois en désaccord sur un point : d'après cette dernière, les stocks de Normandie Logistique auraient également comporté "des produits finis", ce que nie la société.
Lors d'une conférence de presse tenue vendredi 4 octobre, Patrick Berg, le directeur de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) de Normandie, a fait savoir qu'"à ce stade, les produits (de Normandie Logistique) ne justifient pas une application des règles qui aboutissent à un classement des produits au titre des installations classées […]". "Il n'y a pas d'irrégularité flagrante qui saute aux yeux", a-t-il conclu.

"Aucun indice" lié à un départ de feu sur ce second site
Alors que la société Lubrizol, qui dit se baser sur "la vidéosurveillance et des témoins oculaires", a affirmé que l'incendie avait probablement commencé à l'extérieur de son site, laissant penser qu'il pouvait venir de Normandie Logistique, Christian Boulocher a assuré qu"à ce jour, aucun indice" ne leur permettait "de penser que l'incendie pouvait être parti" de Normandie Logistique. "Il n'y avait absolument personne dans nos entrepôts et nous n'avons pas constaté d'intrusion", a-t-il également précisé. 

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