lundi 7 octobre 2019

08/10 - ALGÉRIE: DES CENTAINES DE PERSONNES MANIFESTENT A PARIS
POUR «LE RESPECT DES DROITS HUMAINS EN ALGÉRIE». 

Manifestation des algériens Place de la République

Une manifestation de la diaspora algérienne a rassemblé près d'un millier d'Algériens et de Français d'origine algérienne à Paris à l'occasion du 31e anniversaire des émeutes du 5 octobre 1988 à Alger réprimées par l'armée.
Le cortège s’est élancé vers 15h au niveau place de la République pour rejoindre la place de la bataille de Stalingrad.

Près d'un millier d'Algériens et de Français d'origine algérienne ont défilé dimanche à Paris pour réclamer une véritable «transition démocratique» en Algérie et commémorer les victimes des violentes émeutes du 5 octobre 1988 à Alger qui avaient été réprimées dans le sang par l'armée, a annoncé l'agence France-Presse (AFP).
«Algérie libre et démocratique! Bye bye Gaïd Salah. Il n'y aura pas de vote cette année!», a clamé la foule rassemblée sur la place de la République, comme chaque dimanche depuis le 22 février, au départ d'une marche en solidarité avec les manifestants de leur pays d'origine
La contestation massive en Algérie a poussé le Président Abdelaziz Bouteflika à démissionner début avril, mais les protestataires réclament toujours le départ du «système» au pouvoir avant tout nouveau scrutin, dont celui du général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et véritable homme fort du pays.
Comme ceux qui ont défilé en masse à Alger vendredi 4 octobre, les manifestants de Paris ont affiché leur opposition à la tenue de l'élection présidentielle en Algérie le 12 décembre.

Environ 760.000 immigrés algériens vivent en France, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ils sont 1,7 million si on y ajoute leurs enfants nés en France.
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La commémoration du 31e anniversaire des événements du 5 octobre 1988 qui devait se tenir à la place des martyrs d’Alger-centre a été empêché par la police

Ils ont vécu les événements d’Octobre 1988 à Alger
https://www.youtube.com/watch?v=fqUL49GAZ4M

"Bye bye Gaïd Salah, cette année il n' y aura pas de vote" chantent des manifestants

Au-delà de leur refus de participer à un scrutin présidentiel avant le départ des représentants du «système» qu’incarnent entre autres, selon eux, Abdelkader Bensalah et Gaïd Salah – respectivement président par intérim et chef de l’armée – les manifestants ont également exigé «la libération immédiate et sans conditions des détenus d’opinion» ainsi que «le respect des libertés et des droits humains».

Plus tôt, cinq militants de l'association Rassemblement action jeunesse (RAJ) avaient été placés en détention provisoire à la prison d’El Harrach, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Ces derniers avaient été interpellés à Alger lors de la dernière manifestation hebdomadaire du vendredi.
Ces derniers mois, plusieurs manifestants – dont des représentants politiques issus de l’opposition – ont été arrêtés et incarcérés au motif qu’ils porteraient «atteinte à l'intégrité du territoire». Ces interpellations ont immédiatement suscité l'indignation de nombreux Algériens qui fustigent ce qu’ils estiment être une répression.
Pour Redouane Cherki, membre du collectif Action citoyenne pour l’Algérie (ACA), les revendications exprimées par les manifestants depuis le début de la mobilisation sont les mêmes que celles portés lors événements d'octobre 1988.
Pour Akila Lazri, médecin et membre du collectif Action citoyenne pour l', le mouvement de contestation en Algérie vise entre autres à instaurer le "principe de citoyenneté"

Malgré la poursuite de la contestation, les autorités algériennes assurent que le scrutin présidentiel constitue l’unique solution pour sortir de la crise actuelle. De son côté, la rue entend ne pas lâcher prise en poursuivant un bras de fer qui dure désormais depuis sept mois.
https://francais.rt.com/international/66581-paris-centaines-personnes-manifestent-pour-le-respect-des-droits-humains-en-algerie

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