vendredi 4 octobre 2019

+++04/10 - ROUEN. TÉMOIGNAGE GLAÇANT 
D’UN EX-SALARIÉ DE LUBRIZOL: 
"IL AURAIT FALLU ÉVACUER LA VILLE!" 
Témoignage d'une vraie spécialiste de la santé. 
L'attentat de l'usine AZF de Toulouse en 2001 en fin d'article. 

Putain d'usine Album – 20 septembre 2007
AZF : L’histoire se répète jusqu'à ce que nous ayons compris. 
AZF : 10 jours après l'attentat du 11 septembre 2001 aux USA? Je vous dis qu'ils sont sans surprise!

L’usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, entraînant la mort de trente et une personnes, faisant deux mille cinq cents blessés et de lourds dégâts matériels. Le 24 septembre 2012 (onze ans après l’explosion), la cour d’appel de Toulouse condamne la société Grande Paroisse, propriétaire d’AZF, et son ancien directeur Serge Biechlin. La décision de 2012 ayant été annulée par la Cour de cassation, le 31 octobre 2017, soit plus de seize ans après les faits, la cour d’appel de Paris condamne l'ancien directeur de l'usine AZF Serge Biechlin à quinze mois de prison avec sursis et la société Grande Paroisse à une amende de 225.000 euros, l'équivalent d'un centime pour eux.

Daniel Depris revient dans son livre  sur la «piste électrique» de l'explosion d'AZF. Selon lui, c'est la SNPE qui était visée par un attentat. La «piste chimique» n'est qu'un alibi.

Daniel Depris, 67 ans, se trouvait à Toulouse le 21 septembre 2001. Celui qui se dit «pionnier européen de la lutte contre les nuisances physiques de l'environnement» sur son site Internet, vient de faire paraître un livre (1) et sera à Toulouse aujourd'hui (2), à l'invitation de l'association «AZF Mémoires et Solidarités».
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"Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, mais pour moi ça aurait du être fait !"
Il fallait évacuer, même si ça coûtait et analyser et discuter ensuite. Même à Lille il y a eu des retombées et en région parisienne les personnes sensibles sont incommodées, mais la plupart des gens ne se rendent pas compte du danger. La ministre de la santé demande aux habitants de Rouen de nettoyer eux-mêmes avec des gants, des lingettes. On pourrait dire que c'est amusant si ça n'était pas si dramatique. Nous avons des fous dangereux à la tête de notre pays. Il nous faut AGIR et VITE pour y mettre fin. Ces usines là ne devraient même pas exister. Nous avons laissé faire et sommes devenus de bons consommateurs. Que ça! Cette fois, pas question de les laisser nous endormir!!!!!

Rappel : Le jeudi 26 septembre, vers 2h40 du matin, un incendie est déclaré dans l'usine Lubrizol en Normandie. Cette entreprise produit des additifs pour de l'huile de moteur et des lubrifiants industriels. À huit heure, les sirènes retentissent. Et toute la journée suivante, un épais nuage noir envahit la région. Le Média s'est rendu sur place afin de constater les conséquences de la catastrophe.
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Ça n'est pas le 1er incendie. 4.000 euros de dédommagement.
Incendie à Rouen : comment sécuriser les sites industriels classés Seveso ?
L'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen jeudi 26 septembre a dégagé un épais nuage de fumée noire sur l'ensemble de l'agglomération. Le site est classée Seveso. Que signifie cette classification ? Quelle est la réglementation française concernant les risques industriels ?
Guillaume Erner reçoit Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’INSERM, spécialiste des maladies professionnelles et environnementales.
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 OMERTA À ROUEN : L'ÉTAT DÉPASSÉ PAR LA CATASTROPHE
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Rouen : décalage entre le discours des autorités et celui des riverains
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Cet ancien employé de Lubrizol, chimiste, a accepté de témoigner auprès de notre rédaction sous couvert d'anonymat. Connaissant la toxicité des produits partis en fumée, il est implacable : "La gestion de crise a été catastrophique, on n'a eu aucune consigne. Ils n'étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, alors que pour moi, connaissant la nature des produits, ça aurait du être fait, ne serait-ce que par principe de précaution !".
Notre témoin a travaillé chez Lubrizol pendant 3 ans dans les années 90, sur "toutes les activités de production y compris dans le bâtiment qui a pris feu, un grand entrepôt avec de l’enfûtage". Un poste qualifié, en horaires décalés sur un rythme 5x8, alternant 2 matins, 2 après-midis, 2 nuits et 4 jours de repos, pour un salaire équivalent à l’époque à 3.000€ net. Si son expérience remonte à une vingtaine d’années en arrière, il affirme bien connaître les risques liés aux produits partis en fumée, d’autant plus que "les process de production sont déposés et n’ont pas évolué". "J’ai travaillé sur plusieurs postes, nous confie-t-il. Sur des produits semi-finis, des produits finis, et un an dans le bâtiment qui a pris feu, où l’on faisait l’enfûtage et le stockage. Il y a une grande part d’automatisation, mais la présence humaine est indispensable pour le contrôle qualité, la gestion des risques chimiques, des risques incendie… Ce sont des produits dérivés de produits pétroliers qui arrivent directement dans des fûts via des tuyaux. C’est un ensemble de produit chimiques très concentrés, qui sont ensuite revendus à Total ou d’autres, qui ont des unités de production pour les reconditionner en bidons pour la vente au particulier par exemple. Mais comme Lubrizol ne fait que des produits très concentrés c’est plus dangereux, plus inflammable".
Propos recueillis par Flora Carpentier

"Dire qu’il n’y a pas de danger c’est mensonger, car tous les produits sont très toxiques. Il y a une grosse quantité d’agents CMR [qui ont des effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction chez les professionnels qui ont été exposés, NDLR], par exemple de l’H2S ou sulfure d’hydrogène, un gaz qui sent l’œuf pourri. Quand vous le sentez tout va bien, mais c’est quand vous ne le sentez plus que vous êtes mort. Ce que je veux dire c’est que c’est pas parce que ça sent que c’est dangereux. A l’époque, on "dégazait" la nuit, c’est-à-dire qu’on lâchait des gaz dangereux exprès la nuit quand les gens dorment, pour limiter les risques. Maintenant ils sont traités, mais à l’époque ils n’étaient pas tous traités avant d’être lâchés dans l’atmosphère. La plupart du temps on n’avait pas de protection adaptées pour travailler : juste un casque, des gants, des lunettes, mais ça nous coulait sur la peau, et on avait une prime de douche. Certains produits étaient si dangereux qu’on devait les charger avec une combinaison, on les manipulait 30 minutes puis on se douchait pendant 15 minutes et ainsi de suite toute la journée. Par exemple à l’époque on travaillait avec du phénol, c’est un produit si toxique que si on en déverse 25 cm² sur votre corps, en moins de 2 ans vous développez un cancer et en mourrez.
Tout ça a brûlé, s’est vaporisé, et on ne sait rien… quelle proportion de produits chimiques se sont mélangés ?
Quelles sont ces suies et comment vont-elles interagir avec le milieu ?
Et puis avec l’incendie il y a des gaz dérivés de la combustion des produits brûlés qui sont extrêmement toxiques. Et le mélange de ces produits quand les fûts éclatent, ça donne des réactions chimiques qui donnent d’autres composés. Or quand on fait des analyses on ne trouve que ce que l’on cherche. Par exemple si on cherche du plomb, on peut trouver du plomb, mais si on ne cherche pas de cyanure on n’en trouve pas, alors qu’il y a du cyanure et tout un panel de produits chimiques… Et puis les premiers experts interrogés sont ceux de la société donc voilà…
Finalement, AZF c’était plus simple en terme de gestion.
Là, on ne sait pas ce que ça va donner."
"Ce type de feu, une fois que c’est lancé c’est incontrôlable !"
"Quand j’ai vu l’incendie, ma première réaction c’est que j’ai eu peur que des anciens collègues soient morts. Et après quand j’ai vu l’ampleur de l’incendie je me suis dit qu’ils n’allaient pas l’éteindre facilement. A l’époque les pompiers de Rouen étaient cantonnés au poste de garde et étaient à la disposition des opérateurs. Tous les opérateurs étaient formés au risque incendie. Par exemple une fois il y a eu un feu d’un container de pentasulfure de phosphore et un pompier s’apprêtait à prendre la lance à incendie. Les salariés lui ont fait un placage ventral parce que ça ne s’éteint pas avec ce type de matériel… les salariés étaient parfois plus formés que les pompiers. Le feu avait été éteint en 5 minutes et même comme ça il avait détruit la moitié d’un bâtiment donc là quand j’ai vu que ça brûlait depuis 2 heures, je savais que la réaction était incontrôlable.

Depuis des années on savait que c’était à haut risque. Il faut dire aussi que tout est très tassé sur ce site construit dans les années 50. Et à l’époque la ville n’était pas aussi près… Les infrastructures ont été touchées, donc l’usine ne repartira pas facilement, et d’ailleurs j’espère que ça ne repartira pas à cet endroit-là car pour moi c’est trop près de la ville.
J'espère que ça ne repartira pas du tout . Toutes ces usines, ces produits chimiques doivent disparaître de nos vies.
Ce qui m’a étonné c’est que Lubrizol a toujours été à la pointe de la protection.
Il s'agit donc peut-être là d'un attentat, un ouvrier a dit que le feu venait d'une source extérieure.
Les pétroliers ont de l’argent et n’aiment pas faire trop de publicité de leurs produits parce que c’est polluant donc ils ont toujours investi dans la sécurité. Les bâtiments sont équipés de caméras thermiques, de sprinklers [système d’extinction automatique, NDLR], de manteaux de mousse, le personnel est formé… Mais les obligations de se mettre aux normes incendie coûtent très cher, donc si un dirigeant veut à tout prix ne pas être embêté il va faire le maximum, mais aujourd’hui je ne sais pas quelle est la politique de l’entreprise.
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Voici la réponse :
CATASTROPHE DE ROUEN : LE GOUVERNEMENT MIS EN CAUSE
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Ça n'est pas un accident. Incendies provoqués par des drones?
Par notre voyante de Margot :
Incendies en pagaille dans des usines de produits chimiques..
Une série d'incendies frappe les usines de produits chimiques, pourtant ultra sécurisées (en théorie) car classées "Seveso seuil haut". Est ce une coïncidence? 
https://www.youtube.com/watch?v=_0qtlTNwjAY
Nous avons des alliés qui pourraient nous sortir de ce mauvais pas, comme cela a été le cas pour les centrales de Fukushima

Souvenez-vous des 3 usines qui ont brûlé en Chine dans la même période. J'avais dit que c'était un attentat et VeteranToday après 1 mois d'enquête d'anciens experts du CIA a confirmé comment avait été allumé ce feu.
VETERAN TODAY.
TIANJIN BOMBARDÉ. LE 11 SEPT CHINOIS.
Un expert qui travaillait pour le gouvernement US dénonce.
https://vol370.blogspot.com/2015/08/3008-veteran-today.html
En tout cas je pense qu’ils ont été débordés, qu’ils n’ont pas su éteindre l’incendie rapidement, et ce type de feu une fois que c’est lancé c’est incontrôlable. Les boules de feu qu’on voit sur les vidéos, ce sont des fûts qui montent en pression et partent comme des pétards à 30-50m de hauteur puis explosent."
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"C’est une vraie catastrophe écologique et sanitaire"
Les bitumes sont partis en feu, la dalle béton s’est cassée… il va falloir du temps pour dépolluer les sols. On ne refroidit pas un foyer de cette importance là en quelques heures. Là si on creuse le sol, il faut s’imaginer que la terre s’est transformée en terre cuite. Et iI faut du temps pour analyser l’air. On ne peut pas dire au lendemain de l’incendie qu’il n’y a pas de danger*, parce qu’entre 2h et 8h du matin ce n’est pas possible de faire toutes les analyses. Pour ça il faut faire des prélèvements, il y a les particules lourdes mais aussi les fines qui se sont étalées sur plusieurs kilomètres et se retrouvent dans des nuages. L’état dit que tous les paysans vont être indemnisés de leur production, il faut voir que c’est très rare comme mesure. Mais les productions de lait sont stockées et ils ne savent pas quoi en faire."
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/incendie-a-rouen-lubrizol-porte-plainte-pour-destruction-involontaire-20190930

"Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, mais pour moi ça aurait du être fait !"

"La gestion de crise a été catastrophique.
Quelques maires ont donné des consignes de précaution mais pour la Préfecture tout allait bien, on n’a eu aucune consigne.
Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, alors que pour moi, connaissant la nature des produits, ça aurait du être fait, ne serait-ce que par principe de précaution. Personnellement j’ai empêché mes enfants d’aller à l’école, j’ai calfeutré les fenêtres de chez moi, et pendant 18 mois on ne va ni boire l’eau du robinet, ni acheter des légumes et viandes locaux. On va privilégier des produits d’Espagne, qui sont certainement traités par des produits peu recommandables mais ce sera toujours moins dangereux que ce qu’il y a ici.  Le dimanche soir je suis passé à quelques dizaines de mètres du site et ça fumait encore, il y avait encore des vapeurs qui s’échappaient. Hier soir [mardi], il y avait encore des odeurs dans Rouen et même plus loin. Une personne que je connais habite à 150 mètres de Lubrizol et elle est encore prise de maux de tête et de vomissement, avec des irritations de gorge, parce qu’elle est restée à regarder l’incendie dans la nuit et elle a inhalé des produits sans s’en rendre compte. Elle a été voir son médecin pour avoir un certificat médical pour déposer plainte. Moi-même, même en prenant des précautions et en connaissance des risques j’ai eu une forte irritation de la gorge. C’est typiquement lié aux produits qu’on utilise là-bas, je me rappelle que ça m’arrivait d’avoir des vomissements."

"C’est l’équivalent d’une marée noire, mais sur terre !"
"Quand les gens parlent de mini Tchernobyl, c’est pas si déconnant que ça parce que c’est une contamination par l’air et au sol, avec un nuage de 22 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, avec des particules lourdes et des particules fines, les particules lourdes étant les premières à retomber, notamment avec la pluie. C’est l’équivalent d’une marée noire, mais sur terre. Le toit en amiante a été pulvérisé, les gens ont respiré les particules… C’est une vraie catastrophe écologique et sanitaire, mais pour les gens on ne le verra que dans quelques années, c’est ça qui est très vicieux. C’est dans 10-20 ans qu’on verra des gens tomber malades… mais à ce moment-là on ne parlera plus de Lubrizol.

Ça peut être aussi des femmes qui auront du mal à avoir des enfants, ou qui auront des bébés avec des malformations… Comme c'est toujours le cas au Vietnam suite à l'agent orange pulvérisés pendant cette honteuse guerre.

Voyez les photos ici et ce qui nous attend. Si nous bougeons pour renverser le système, nous pourrons les guérir. (Voir, une fois de plus, ce que propose le CNTF)
VIETNAM : AGENT ORANGE. UNE BOMBE À RETARDEMENT.

Ça me choque ce silence des autorités, je suis abasourdi, je vais me rapprocher de gens ou d’un avocat pour pouvoir porter plainte, me porter partie civile là-dessus. Mais ils chercheront toujours à se défausser… 
Quand je vois dans certains médias des représentants de l’État qui disent que "de toute façon Rouen est une ville de Gilets Jaunes qui nous cassent les pieds juste pour une odeur", ça résume bien la situation. L'avocat Gilet Jaune François Boulo habite à 300m de l'usine. Cette ville était-elle visée pour cette raison?
Pour eux c’est juste une odeur qui incommode… c’est scandaleux de dire ça !
Alors ces personnes-là je les invite à venir au niveau de la Seine boire un verre d’eau et on verra s’ils ont le même discours…"
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01/2019 - Un Gilet Jaune met KO un représentant du MEDEF !
https://www.youtube.com/watch?v=Lasv0h2EshE
L'état veut faire croire que les Gilets Jaunes ne sont dans les rues depuis des mois juste pour leur pour d'achat. Ça n'est pas la majorité. Il y a des personnes qui gagnent très bien leur vie, mais que ne supportent pas que des français n'aient plus les moyens de se nourrir, de se soigner, de se loger et ils pensent à notre planète qu'on détruit et à l'avenir de nos enfants..... Cet avocat dérange en relayant ce fait.
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"Quand vous êtes embauché chez Lubrizol vous signez des clauses de confidentialité !"
Pour lui, le silence des salariés de Lubrizol n’est pas dû au hasard : "Quand vous êtes embauché chez Lubrizol vous signez des clauses de confidentialité. Ça limite beaucoup d’actions et ça empêche de s’exprimer, d’autant plus qu’il s’agit d’une entreprise américaine, avec une culture de la protection juridique excessive. Il faut savoir qu’il n’y a pas de syndicat à Lubrizol, juste des délégués du personnel non syndiqués."
Dans le reportage de Vincent Lapierre à Rouen un homme a dit qu'il n'y avait aucune odeur, pas de problèmes que les gens racontaient des histoires.  C'était un employé de l'usine. Il veut garder son travail. Chômage technique.. Un bel égoïste inconscient, lobotomisé.
Alors que nous l’interrogeons sur le recours à la sous-traitance pratiqué chez Lubrizol, il en décrit les effets néfastes pour la sécurité. "A l’époque, l’ensemble des activités étaient réalisées par un personnel embauché, mais quand je suis parti ils commençaient à sous-traiter les opérations de nettoyage en cas de fuite, débordements, incendie. Maintenant il y a de plus en plus de prestataires extérieurs." "La sous-traitance, c’est uniquement une affaire d’argent, au détriment de la sécurité"

"Le problème des sous-traitants, c’est qu’ils ont des salariés sous-payés, qui ont un niveau d’études faibles, qui sont exploités à faire des tâches ingrates pour des très bas salaires… c’est du pur profit. Nous devrions consommer local et travailler local. Quoique là pour la consommation des légumes, c'est foutu! Il faut vraiment que les habitants des environs de l'usine soient relogés ailleurs.
Les dirigeants font des appels d’offres et prennent toujours le moins cher.

Donc il n’y a pas la même préoccupation pour le travail. Il faut voir qu’à l’époque on était payé l’équivalent de 3.000€ net. Pour un travail en 5x8, avec le risque et les produits qu’il y a là-bas, c’est un minimum… alors si vous êtes payé au SMIC et que vous n’estimez pas appartenir à la société, que vous êtes dévalorisé, vous vous détachez de ça, et ça devient dangereux. Sans parler des effectifs : avec la sous-traitance globalement 3 emplois en CDI seront remplacés par une seule personne, donc c’est forcément pas le même travail. C’est de l’exploitation pure, je trouve ça inadmissible... uniquement une affaire d’argent, au détriment de la sécurité." 
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*EXPLOSION DE L'USINE AZF :
Des hommes munis de lampes de poche ont été aperçus à proximité des tunnels qui jalonnent le secteur. L'hypothèse d'un attentat est crédible (3). Mais pas contre AZF. Contre la SNPE et ses matières hautement toxiques, qui auraient pu faire des dizaines de milliers de morts en se répandant au-dessus de Toulouse. Des menaces avaient d'ailleurs été lancées contre le site quelques jours avant le 21 septembre.
https://vol370.blogspot.com/2017/01/2701-explosion-de-lusine-azf-un.html

Rappel
L’usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001 par l’explosion d’un stock de nitrate d'ammonium, entraînant la mort de trente et une personnes, faisant deux mille cinq cents blessés et de lourds dégâts matériels. Le 24 septembre 2012 (onze ans après l’explosion), la cour d’appel de Toulouse condamne la société Grande Paroisse, propriétaire d’AZF, et son ancien directeur Serge Biechlin. La décision de 2012 ayant été annulée par la Cour de cassation, le 31 octobre 2017, soit plus de seize ans après les faits, la cour d’appel de Paris condamne l'ancien directeur de l'usine AZF Serge Biechlin à quinze mois de prison avec sursis et la société Grande Paroisse à une amende de 225.000 eurosl'équivalent d'un centime pour eux.

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