mercredi 18 septembre 2019

18/09 - MANIFESTATION DE PROFESSIONNELS LIBÉRAUX : 
"CETTE RÉFORME DES RETRAITES EST COMPLÈTEMENT INJUSTE". 





20.000 avocats en robe noire défilent dans les rues de Paris et les chaînes de télévision, à part TF1, n'en parlent pas, alors que des informations insignifiantes passent en boucle. On nous ressert du réchauffement climatique à tout va, alors que tout ceci est une énorme arnaque.  La preuve est faite que les informations sont soufflées aux médias par l'état voyou qui nous ment et nous pille.
Pour vous donner une idée du nombre de manifestants :

Christiane Feral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux (CNB), a organisé cette manifestation de lundi à Paris, à laquelle se joindront des médecins, infirmières, kinés, pilotes de ligne, hôtesses et stewards. 

Avocats, pilotes et plusieurs autres professions libérales ont manifesté à Paris, lundi. Ils sont opposés à la réforme des retraites qu'entend mener le gouvernement, s'inquiètent de l'avenir de leur métier et dénoncent des préconisations "injustes".
Après les transports franciliens vendredi, la quasi-totalité des tribunaux français ont été désertés, lundi 16 septembre. Des milliers d'avocats de plusieurs barreaux dans tout l'Hexagone se sont en effet donné rendez-vous à Paris, place de l'Opéra – noire de monde, et pas seulement à cause du cortège de toges –, pour manifester jusqu'à Nation contre le nouveau système de retraites voulu par le gouvernement. Ils étaient accompagnés de professionnels libéraux du soin (médecins, orthophonistes, kinésithérapeutes…) et du transport aérien (pilotes, hôtesses et stewards).
Tous ont défilé ensemble pour "dénoncer le projet de captation sans sommation de leurs régimes autonomes de retraite", comme l'a expliqué le collectif SOS Retraites – composé de 14 professions libérales – dans une tribune au Journal du Dimanche. Le futur "système universel" à points doit en effet fondre les régimes autonomes dans le régime général, chaque "euro cotisé" devant donner "les mêmes droits à tous", a expliqué en juillet le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye. Conséquence, les stocks dont la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) dispose sont notamment en jeu, à savoir les 22 milliards d'euros cotisés mis de côté par les professionnels libéraux.
"Sous prétexte de réforme, on veut nous piquer notre cagnotte [les 2 milliards d'euros de réserves financières de la caisse nationale des barreaux, différente de la CNAVPL, NDLR] et multiplier par deux nos cotisations", explique André, avocat au barreau de Paris, interrogé par France 24. Dans le métier depuis 47 ans, il s'inquiète que cette réforme puisse voir le jour car, dans cette perspective, "des tas d'avocats vont devoir changer de métier".



Nombre de ses confrères et consœurs rencontrés place de l'Opéra partagent ses inquiétudes, comme Caroline, venue de Marseille pour manifester. "On veut mettre fin à notre régime autonome et nous inclure dans le régime général, or on va perdre sur les deux tableaux", explique cette avocate, qui exerce depuis 2001. "Avec cette réforme, nos cotisations vont être multipliées par deux et notre retraite de base sera baissée."
"Si cette réforme passe demain, je ferme mon cabinet"
Dans la foule, les robes noires du palais se mélangent aux costumes des pilotes et aux blouses blanches des professionnels du soin libéraux. Les sifflets se font entendre, les sirènes de mégaphones aussi. Une femme tient fièrement à bout de bras une pancarte sur laquelle on peut lire : "J'ai cotisé, provisionné toute ma vie. Non au racket de ma retraite."
La fin des régimes autonomes, propres à chaque profession présente à la manifestation, est une inquiétude qui revient dans la majorité des cas. Grégoire Aplincourt, président du Syndicat des pilotes d'Air France (SPAF), dénonce dans les intentions du gouvernement "un mélange des genres qui va faire capoter la réforme des retraites". "Les complémentaires retraite, explique ce pilote de ligne depuis 20 ans, ce sont des assurances pour lesquelles on est prélevé chaque mois, cela n'a rien à voir avec les retraites. Ce qui est proposé, cela s'appelle le kolkhoze : on met les économies de tous les fonds autonomes en commun dans le même panier."
Le futur "système universel", préconisé par le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, reviendrait à "ce qu'on perde 20 à 40 % de nos retraites", estime Grégoire Aplincourt. Marie, une orthophoniste rencontrée dans le cortège, s'inquiète aussi pour l'augmentation de ses cotisations, mais surtout pour l'avenir de sa profession. "Si cette réforme passe demain, je ferme mon cabinet", explique celle qui exerce son métier depuis 14 ans. "On est actuellement à 14 % de cotisations et on veut nous faire passer à 28 %, mais cela va multiplier par quatre nos cotisations actuelles. Donc on ne pourra pas tenir financièrement et on ne pourra pas non plus augmenter nos tarifs [réglementés par la Caisse primaire d'assurance maladie, NDLR]."
Marie craint par-dessus tout qu'à plus long terme, elle doive se déconventionner, c'est-à-dire fixer librement les honoraires qu'elle facture à sa clientèle. "Cela voudrait dire au final des soins à deux vitesses, et en priorité pour ceux qui pourraient se le permettre", explique-t-elle.
"On va vers un énorme conflit social si rien ne change"
Les avocats, quant à eux, craignent que les justiciables les plus défavorisés pâtissent de la réforme préconisée par l'exécutif. "Cette réforme se veut plus juste mais va créer de plus grosses disparités", affirme Caroline, l'avocate marseillaise. "Cela va poser un problème d'accès au droit pour les plus pauvres, car l'activité des avocats qui les défendent va être menacée. Les cabinets individuels à moins de 40.000 euros par an vont être fortement touchés, et c'est la plupart des avocats dans ce cas. On n'est pas des nantis contrairement à ce qu'on peut penser."
Nanti. Le mot revient aussi dans la bouche d'un médecin libéral. "Notre profession est très remontée, mais là, le gouvernement va nous faire passer pour des nantis auprès des autres Français alors qu'on travaille beaucoup par ailleurs", explique François Honorat, membre du syndicat Le Bloc. Anesthésiste depuis 1985, il ne veut pas qu'on touche aux fonds de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (une section professionnelle de la CNAVPL) qui a 7 milliards d'euros en réserve. Selon lui, "cette réforme est complètement injuste. C'est le principe de la cigale et de la fourmi : le gouvernement veut détourner le fruit de nos économies vers les caisses qui n'ont pas de fonds propres."
Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a affirmé le 12 septembre vouloir "essayer de lever les inquiétudes injustifiées", parlant de "solutions pour chacune des professions (concernées par la future réforme)".
Le ton des personnes croisées place de l'Opéra se veut aussi parfois plus ferme. "En l'état (des annonces gouvernementales), on va vers un énorme conflit social si rien ne change", estime Grégoire Aplincourt, du Syndicat des pilotes d'Air France. L'avocate Caroline se dit quant à elle "sceptique" sur les discussions à venir, rappelant que cela avait été "un échec" pour la réforme de la justice. Et elle ajoute : "Quand on nous parle de négociations et de concertation avec le gouvernement, nous n'avons pas confiance."
Source France24
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Ceux qui sont restés en provinces se sont aussi exprimés :
Dordogne : les avocats en grève
Castaner ménage les avocats.... Il y avait juste 3 voitures de police et 2 RG pour encadrer ce défilé. Ça change des défilés des Gilets Jaunes.
2 avocats m'ont dit qu'il y a moins de policiers parce que, contrairement aux Gilets Jaunes, eux ne cassent pas. Ces personnes devraient se renseigner avant de parler. C'est gênant un tel comportement quand on est avocat. 
Mais à part ça, le défilé était très bon enfant. Un bus à impérial diffusait de la musique et un avocat a chanté par exemple "l'envie" de Johnny Hallyday en adaptant las paroles à la situation. Beaucoup de prise de parole, ce qui manque chez les Gilets Jaunes, coincés par les forces de police. Il est possible d'avoir un œil crevé pour avoir pris une photo.
Dommage de ne pas avoir pu discuter avec eux. Ils étaient entre eux et difficile d'entrer longuement en discussion. Pourtant j'ai pu avoir une discussion fort intéressante avec l'un d'entre eux. Cet Homme a tout compris des manigances de l'état voyou. Ça réconforte. Parce que nous ne devons pas défiler que pour nos retraites, nous devons voir plus loin, plus large et travailler pour la Justice, la Liberté pour tous dans le Monde et le retour au Respect qui nous mènera à l'Amour inconditionnel. 

L'Alliance prive l'état profond de leur argent très mal acquis voir lien dans l'article de B. Fulford hier. Cet argent sera redistribué au peuple, aussi ils prélèvent de l'argent à tout va où ils peuvent et vont ainsi se saborder en s'attaquant aux avocats par exemple. 
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Il y avait déjà eu cette manifestation en janvier
PLJ Justice - Manifestation à Paris le 15 janvier 2019 !
En vidéo :
C’était une véritable marée noire dans les rues de Paris ! Près de 8000 avocats, venus de toutes les régions de France, ont manifesté cet après-midi contre la réforme de la justice de Nicole Belloubet. Une soixantaine d’entre eux venaient des barreaux de Limoges, Tulle et Brive, pour défendre une justice de proximité. Intervenants : 1/ Véronique Chartier, avocate au barreau de Limoges 2/ Guillaume Laverdure, avocat au barreau de Limoges 3/ Frédéric Olivé, bâtonnier de l’ordre de Limoges 4/ Nadège Pouget, bâtonnier de l’ordre de Tulle 5/ Christine Marche, avocate au barreau de Brive

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