vendredi 13 septembre 2019

+++13/09 - BIOÉTHIQUE : LA FRANCE FERME-T-ELLE LES YEUX 
SUR LES TRAFICS D’ORGANES ? 




Ces prélèvement sont souvent effectuées sur des personnes vivantes, comme dernièrement en Syrie. C'est contre cela aussi que nous nous battons.
par Aurélien Girard le 11 septembre 2019
C’est un des sujets majeurs de la révision de la loi de bioéthique, sorti très haut dans les points d’inquiétude du public lors du grand débat lancé début d’année par le Comité consultatif national d’éthique. Il implique des réseaux mafieux très organisés, la collaboration de chirurgiens, est responsable de la mort de dizaines de milliers d’innocents chaque année. Alors comment expliquer que rien dans le texte du projet de loi français sur la bioéthique ne propose d’agir contre le trafic international des organes humains ?
Ce lundi 9 septembre, lors de l’audition du gouvernement devant la commission spéciale sur la bioéthique de l’Assemblée nationale, le sujet a été totalement laissé de côté, à la grande frustration de plusieurs parlementaires, sèchement recadrés lorsqu’ils ont tenté d’aborder le sujet. Il ne « fallait pas » parler d’autre chose, pendant toute cette audition, que de PMA. Par effet de mode médiatique ou pour d’autres raisons moins avouables ?

Greffes d’organes : une situation médicale tendue
Tous les pays développés manquent d’organes transplantables, y compris la France qui a pourtant un des systèmes de santé les mieux organisés au monde, et a créé une vraie « filière » pour des transplantations éthiques au sens où elles sont gratuites, anonymes et ne peuvent se faire contre la volonté du donneur d’organes. Pourtant, des milliers de malades français sont sur liste d’attente ; ils attendent des années avant qu’un donneur compatible soit identifié.
Il y a pourtant un pays, et un seul, où de façon surprenante les organes sont disponibles à foison, pour peu que vous soyez assez riche pour les acheter : La Chine. D’après plusieurs enquêtes internationales qui ont conduit à de vigoureuses condamnations par le Parlement Européen en 2013 et 2016, le régime communiste chinois a en effet organisé un « circuit court » permettant de fournir chaque année des dizaines de milliers d’organes aux touristes médicaux du monde entier. 

Des prisonniers de conscience, emprisonnés par millions en Chine deviennent un réservoir vivant d’organes. Ces prisonniers, ce sont des membres du mouvement bouddhiste chinois Falun Gong, des chrétiens «non officiels», des musulmans ouïghours, des bouddhistes tibétains. Le régime chinois a trouvé le moyen d’éliminer tous ceux qu’il considère comme des opposants tout en générant des profits.

Liens troubles de chirurgiens français avec des hôpitaux chinois
Et malheureusement, la médecine française a de quoi se sentir responsable de cette situation. En premier lieu parce que dès la fin des années 1990, ce sont des chirurgiens français – ils comptent parmi les meilleurs du monde – qui ont accueilli les chirurgiens chinois pour les former à la transplantation, et qui sont allés sur place pour opérer eux-mêmes. Savaient-ils alors que les organes qu’ils transplantaient avaient été volés à des innocents, dont le corps était ensuite incinéré ?  
Le gouvernement français ne semble pas vouloir connaître la réponse à cette question.
D’autant qu’une école franco-chinoise de chirurgie a été inaugurée à Shanghai en janvier cette année, qu’une autre ouvrait à Suzhou en 2018, que la plupart des grands hôpitaux français ont des programmes de « partenariat »avec des centres de transplantation chinois. Et qu’enfin, notre Académie de Médecine accueille des médecins chinois comme les professeurs Zheng Shusen dont les publications scientifiques ont été remises en cause car utilisant des centaines d’organes humains d’origine « inconnue. »

Les étranges chiffres de l’Agence de Biomédecine
On est donc prié de circuler et de considérer qu’il n’y a rien à voir. Dans les couloirs de l’Assemblée nationale, les messages de l’orthodoxie sont clairs : le sujet n’existe pas, et les malades français ne vont pas se faire transplanter en Chine, ni ailleurs.
Pourquoi alors les statistiques officielles de l’Agence de Biomédecine montrent-elles que près de 400 personnes « disparaissent » chaque année des listes d’attente en France ? Des malades qui n’ont pas été transplantés, qui ne sont pas décédés mais qui sortent magiquement des statistiques.

Le seul véritable outil pour connaître la réponse à cette question serait de créer un registre national des malades transplantés à l’étranger. Il permettrait de chiffrer le phénomène et d’assurer un meilleur suivi médical pour ces malades. Mais les députés qui ont fait cette proposition d’amendement au projet de loi sur la bioéthique ne savent même pas si leur proposition sera examinée. Comme si un grand panneau « Hôpital – Silence » avait été posé à l’entrée de l’Assemblée.
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Dans la manifestation des urgentistes hier à Paris, j'ai juste dit à une infirmière que Trump n'était pas comme dépeint par les médias français. Elle a éclaté de rire d'un air supérieur et m'a dit d'un ton condescendant, en me mettant la main sur l'épaule "Je vous suggère de consulter un psy dans un de nos hôpitaux, il y en a des bons". Je sais pour avoir été longtemps et à plusieurs reprises hospitalisée que beaucoup de leur personnel nous considèrent comme des être inférieurs. Le prestige de l'uniforme leur monte à la tête, nous sommes faible et à leur merci, même si'ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. Alors, pas possible de leur parler du trafic d'organe dans les hôpitaux. 
Hier, par hasard, mais nous savons que la hasard n'existe pas, j'ai rencontré un homme charmant en arrivant à la manifestation des urgentistes. Il est Yougoslave et a été très étonné que je sois au courant du trafic d'organe dont s'est rendu complice notre ancien ministre de la santé Bernard Kouchner. 
Je lui ai promis que ce monde sera bientôt libre. 
Les coupables d'atrocités seront enfin punis.
Il y a du trafic d'organes partout y compris dans les hôpitaux parisiens, mais surtout dans les pays en guerre ou sous dictature. 

Kosovo - Kouchner nie le trafic d'organes

BHL, notre "philosophe" est un autre monstre, un faiseur de guerres
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Bioéthique: plus de 2.000 amendements déposés par les députés – 9 concernent le trafic d’organes humains
11 septembre 2019 Mis à jour: 12 septembre 2019
Plus de 2.000 amendements sont au menu des députés pour l’examen en commission spéciale cette semaine au sujet du projet de loi sur la bioéthique.
Mais ils préfèrent parler de la PMA que de trafic d'organe. Un terrain très dérangeant.
Ces amendements ont été déposés avant les auditions lundi soir des ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), sur ce texte très attendu.
PMA, filiation et cellules souches embryonnaires 
Les députés membres de la commission spéciale, sous la présidence d’Agnès Firmin Le Bodo (UDI et indépendants, parti Agir), entameront ensuite mardi à 16h00 l’examen des 32 articles du texte, le premier d’entre eux portant sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA).
Sur ce seul article, mesure phare du projet de loi, plus de 400 amendements ont été déposés.
D’autres articles ont également suscité de nombreux amendements, notamment sur le sujet de la filiation. Plus de 250 ont ainsi été déposés sur l’article 3 sur la possibilité pour les personnes nés après une PMA d’accéder à leur majorité à des « données non-identifiantes » (âge, caractéristiques physiques, etc.) du donneur. L’article 4 qui crée un mode de filiation par « déclaration anticipée de volonté » a lui fait l’objet de quelque 200 amendements.
L’article 14 portant sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires a également suscité des amendements en nombre.
Au global, les députés LR, qui pour la plupart devraient voter contre le texte, ont déposé plus d’un millier d’amendements. Les « marcheurs » en ont déposé environ 400, les autres groupes étant nettement moins prolixes, avec quelque 150 pour le MoDem, une trentaine pour le groupe UDI et indépendants et peu d’amendements pour les trois groupes de gauche -PS, PCF et LFI-. Les non-inscrits en ont déposé plus de 200.

9 amendements concernant le trafic d’organes
La députée LR de Saône-et-Loire, Josiane Corneloup, a déposé au total 9 amendements concernant le trafic d’organes. La député Emmanuelle Ménard a quant à elle déposé 2 amendements également. Il existe d’une part des liens troubles de chirurgiens français avec des hôpitaux chinois (article en début de page. Dès la fin des années 1990, ce sont des chirurgiens français – ils comptent parmi les meilleurs du monde – qui ont accueilli les chirurgiens chinois pour les former à la transplantation, et qui sont allés sur place pour opérer eux-mêmes. Savaient-ils alors que les organes qu’ils transplantaient avaient été volés à des innocents, dont le corps était ensuite incinéré ?
D’autre part, les statistiques officielles de l’Agence de Biomédecine montrent que près de 400 personnes « disparaissent » chaque année des listes d’attente en France ? Des malades qui n’ont pas été transplantés, qui ne sont pas décédés mais qui sortent magiquement des statistiques. Où sont passés ces patients ?
Voici la liste des amendements déposés pour éclaircir la position française sur le sujet :
– Amendement 168: insertion d’un article dans le Code de la santé publique (CSP) qui prévoit notamment l’obligation pour le patient de présenter un certificat attestant de la gratuité du don d’organe, ainsi que l’obligation pour les médecins de signaler les cas de tourisme de transplantation.
– Amendement 173: insertion d’un article dans le CSP qui prévoit l’obligation pour l’Agence de la biomédecine de réaliser une enquête annuelle auprès de tous les centres de greffe sur les cas de tourisme de transplantation.
– Amendement 1275: insertion d’un nouvel article qui prévoit l’établissement d’une liste de pays dans lesquels la réalisation d’une transplantation d’organe ne déclenche pas le remboursement du suivi médical post-opératoire en France.
– Amendement 1276: modification de l’article 511-2 du code pénal afin d’insérer après le mot « obtenir » les mots « aussi en France qu’à l’étranger ».
– Amendement 1295: modification de l’article 511-3 du code pénal afin de sanctionner plus sévèrement les prélèvements illicites d’organes (prélèvements réalisés sans consentement du patient).
– Amendement 1297: insertion d’un nouvel article dans le code pénal qui prévoit l’applicabilité extraterritoriale de la loi française et des dérogations procédurales (en vertu de cet article la loi française serait applicable aux délits de tourisme de transplantation et prélèvements illicites d’organes commis à l’étranger par un Français ou un étranger résidant habituellement en France).
– Amendement 1296: insertion d’un nouvel article dans le code pénal qui prévoit des nouvelles circonstances aggravantes (mort du donneur, prélèvements réalisés sur des personnes vulnérables, ou délit commis en bande organisée)
– Amendement 1294: modification de l’article 511-2 du code pénal qui propose notamment de remplacer le mot «paiement» par les mots «profit ou avantage comparable», ainsi que des peines principales plus sévères pour les délits de tourisme de transplantation et d’’entremise.
– Amendement 1293: insertion d’un nouvel article dans le Code de la santé publique qui prévoit la création du Registre national de transplants réalisés à l’étranger.

L’examen en commission est prévu a minima jusqu’à vendredi soir et le passage dans l’hémicycle en première lecture débutera le 24 septembre. La commission spéciale compte 72 membres, dont six rapporteurs, issus de différents groupes politiques. Installée fin juillet, elle a entamé ses travaux fin août avec des auditions d’associations, responsables des cultes ou encore juristes.

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