lundi 5 août 2019

05/08 - VAL D'OISE : LES POMPIERS GRÉVISTES SANCTIONNÉS ! 

Arborer le brassard de gréviste est désormais passible de sanctions !

Val-d’Oise : Les Pompiers en grève, mais qui continuent à travailler, n'ont pas le droit de l'annoncer !

Le brassard de gréviste met le feu chez les pompiers !
La direction des pompiers du département lance des procédures disciplinaires contre les grévistes arborant leur brassard pendant les gardes. Une atteinte au droit de manifester selon les syndicats, juste un rappel du devoir de réserve rétorque la hiérarchie. 

Des pompiers tournent le dos à des élus durant une cérémonie

En grève depuis le 26 juin 2019, les pompiers de France ne décolèrent pas, ceux du Val-d'Oise encore moins. À l'impression commune de ne pas être entendu, s'ajoute dans le département, un sentiment d'injustice. "Nous sommes grévistes mais nous continuons évidemment nos missions de secours si on a fait appel à nous", explique Peter Gurruchaga, secrétaire général de la CGT du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Val-d'Oise. "Notre seule façon de faire connaître notre message, c'est de porter en service un brassard, de poser une banderole sur un camion, un bâtiment… Mais ça déplaît à notre hiérarchie", continue-t-il arborant, comme la quinzaine d'autres pompiers avec lui, le fameux brassard devant la caserne d'Argenteuil. 

"Notre crainte c'est de ne plus pouvoir assurer nos missions dans des conditions suffisantes de sécurité. Et si nous sommes en danger, la population aussi", développent les pompiers. 
"Le Samu, les urgences, la police sont comme nous : en manque d'effectif. Le souci est que nous arrivons en bout de chaîne. 
Si le Samu ou la police ne peuvent intervenir, on renvoie sur qui ? Sur nous !" 
L'état voyou fait des économies sur notre dos, jouent avec notre sécurité, notre vie, ils pompent de plus en plus notre fric...

L'état voyou a  retardé l'intervention des pompiers lors de l'incendier de Notre Dame. Un pompier m'a dit qu'ils n'ont pas répondu aux premières alertes. Il en est de même pour l'attentat du Bataclan, il a été donné 'ordre de ne pas intervenir.* Ces attentats sont le fait de cet état voyou ou de l'état profond.

Une vingtaine de procédures en cours !
Pour le syndicaliste, malgré des recrutements récents , il manque "160 agents professionnels" dans le Val-d'Oise, qui en compte près de 1.000. Et de déplorer le recours systématique aux pompiers volontaires (1.400 selon le Sdis, 1.600 selon la CGT) pour combler les manques. En 2017, en France, les effectifs des pompiers étaient composés à 79 % de volontaires (194.975 contre 40.537 pros). 


Argenteuil, vendredi. LP/A.G.

Ce que réclament les Pompiers : 
Avec plus de 85 % des effectifs en grève, le soutien de 7 syndicats sur 8, le mouvement des pompiers de France est sans précédent depuis 20 ans. Dans le Val-d'Oise, près de 150 grévistes sont comptabilisés sur les 1.000 professionnels que compte le département. Une mobilisation moins "forte" localement que Peter Gurruchaga, de la CGT Sdis du Val-d'Oise, explique par cette politique de sanction et le manque à gagner sur des salaires déjà faibles. En plus de l'augmentation des effectifs, les pompiers réclament également une revalorisation significative de la prime de feu, qui n'a pas été revue depuis 1990. Ils veulent également le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique, car ils craignent un recours massif à des contractuels, sans formation, sans concours. 

Par ailleurs, ils demandent un vrai suivi médical : 
- Les particules fines, le plomb, l'amiante, 
- plonger dans la Seine polluée… 
On fait des missions à risques et le suivi n'est pas à la hauteur", estime le syndicaliste. 
Par Antoine Guitteny le 4 août 2019 : 
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Côte-d'Or : les pompiers en grève depuis plus d'un mois
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Trois heures pour intervenir lors des attentats du Bataclan.
Les familles veulent comprendre la "désorganisation générale" qui a fait que les forces de l'ordre - à l'exception d'une petite équipe de la Brigade anticriminalité (BAC) - ont mis trois heures pour intervenir, selon l'avocat.
"Les soldats n'ont pas eu l'autorisation d'intervenir alors que des personnes agonisaient. Pourquoi des gens en armes ne sont pas intervenus ?", se demande Me Chemla. Un représentant des commissaires de police avait révélé en mars dernier devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats que des militaires de Sentinelle, présents près du Bataclan, avaient refusé d'intervenir comme le leur demandait un policier arrivé sur les lieux.
Les soldats ont expliqué qu'ils n'avaient pas reçu l'ordre d'intervenir et l'un d'eux a même refusé de prêter son fusil d'assaut au policier, avait témoigné Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires. "Le détachement Sentinelle a dit : 'Non, j'ai pas d'ordres pour bouger'. Alors il a dit : 'Alors passe-moi ton Famas (fusil d'assaut, ndlr)'. L'autre évidemment, son arme il n'allait pas la lâcher", avait-il raconté. Postés devant la sortie de secours du Bataclan, où un commissaire de police avait réussi à tuer l'un des assaillants*, les policiers de la BAC avaient essuyé des rafales de Kalachnikov.

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