samedi 27 juillet 2019

+27/07 - DISPARITION DE PIERRE PÉAN, 
ÉCRIVAIN ET JOURNALISTE D’INVESTIGATION. 
UN GÊNEUR.  


Pierre Péan, en février 2009 
Il avait 81 ans. Mais n'avez-vous pas remarqué que les personnes qui meurent de "leur belle mort", comme on le disait avant, dans leur sommeil, sont de plus en plus rares. La maladie, la mort sont un business et l'état profond est aux manettes.
Il s’était fait connaître par ses enquêtes, notamment sur le passé de Mitterrand pendant l’Occupation ou les diamants de l’empereur Bokassa. Il est mort à 81 ans.

Le passé trouble de François Mitterrand durant l’Occupation, les fameux diamants de Bokassa, la « face cachée » du Monde… Pierre Péan, mort jeudi 25 juillet à l’âge de 81 ans, était un journaliste d’investigation chevronné, célèbre pour ses enquêtes fouillées, dans lesquelles il mettait en lumière la part d’ombre des puissants et de l’histoire de France.
Il est mort « des suites d’une maladie » à l’hôpital d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, a précisé vendredi son fils, l’écrivain Jean Grégor, avec qui il avait rédigé son dernier livre, "Comme ils vivaient"*, une enquête sur le génocide méconnu des juifs de Lituanie parue l’an dernier au Seuil.
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*Ils avaient déterré des couleuvres!
Comme ils vivaient – 8 mars 2018
de Jean Gregor (Auteur), Pierre Pean (Auteur)
137.346. C'est le nombre de Juifs assassinés en cinq mois par le colonel SS Karl Jäger, responsable des Einsatzgruppen de Lituanie. Dans un rapport glaçant, daté du 1er décembre 1941, ces meurtres sont consignés en détail. Jean Grégor, lorsqu'il découvre le rapport, refuse l'idée que des vies soient réduites à une ligne dans un document administratif. Il décide alors avec son père, Pierre Péan, de reconstituer le monde perdu de ces Juifs, englouti par la machine à broyer nazie. 
Quel nouveau livre sulfureux préparait-il?
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Depuis 2005, son obstination à réécrire « l’histoire officielle » du génocide des Tutsi au Rwanda, alimente la controverse.
Tout n'a pas été dit sur cet affreux génocide dans lequel est impliquée la France.
Général Didier Tauzin qui s'est présenté aux élections présidentielles: "Il faut établir la vérité sur le Rwanda. Nous sommes traités comme des Waffen SS !"
Alors que la France est régulièrement mise en cause dans le génocide rwandais, des vétérans de l'opération Turquoise prennent la parole.

RWANDA JE DEMANDE JUSTICE Broché – 30 décembre 2014
de Didier Tauzin  (Auteur)
Je témoigne ici parce que je ne peux pas accepter que les autorités politiques françaises,
de gauche comme de droite, ne réagissent pas officiellement et vivement aux calomnies extrêmement graves qui sont proférées depuis vingt ans contre l honneur de la France et de son armée.
Dans ce livre réactualisé, Didier Tauzin, aujourd hui général de division, raconte les missions qu il a eu à mener au Rwanda, les opérations non conventionnelles qui sont la spécialité et la force de son unité, le 1er RPIMa, héritier direct des paras du Special Air Service. Ce livre est surtout un vibrant plaidoyer en réponse aux accusations graves portées contre l action de la France et de ses soldats au Rwanda par le rapport Mucyo. Ce rapport, un tissu de mensonges, diligenté par le président rwandais Paul Kagame prétend établir la complicité de la France dans l organisation du génocide et la formation des génocidaires et accuse les militaires français de viols systématiques.
Avec sincérité et conviction, Tauzin rétablit la vérité et demande justice pour la France et ses soldats. Pour que l on n oublie pas notamment que des Français ont laissé leur vie au Rwanda...
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Partant de témoignages des descendants, des survivants, de souvenirs intimes, de photos et de lettres, ils cheminent entre l'histoire des victimes et celle des bourreaux, pour mieux appréhender ce moment unique de l'histoire du génocide des Juifs. Quelles étaient les motivations des assassins ? Dans quel plan dément se situe ces meurtres de masse ? Pourquoi l'histoire n'a pas retenu ceux qui furent anéantis avant la mise en place de l'industrie de la mort symbolisée par Auschwitz ? Telles sont les questions auxquelles père et fils tentent de répondre ensemble, interrogeant historiens, yiddishistes, procureurs, qui jouent tous ici le rôle de passeurs et de guides. C'est l'image d'un peuple amoureux des livres, des langues et de la culture qui revit, nous rappelant, de manière frappante, à quel point ces gens assassinés nous ressemblaient.
« Pierre Péan, le grand journaliste d’investigation, est mort à l’âge de 81 ans », avait rapporté jeudi soir L’Obs sur son site internet, saluant « l’un des plus grands journalistes d’enquête français ». Christophe Nick, auteur avec Pierre Péan d’une enquête sur TF1 en 1997, avait également annoncé ce décès sur sa page Facebook : « C’est terrible. Le Patron, Pierre Péan, mon ami, est parti ce soir. »
« Je ne me vois pas comme le bras armé de la justice »
Pierre Péan s’est fait connaître avec ses enquêtes fouillées au long cours, qu’il publiait à raison d’un livre tous les un ou deux ans. Son coup de maître, il le réalise en 1994 avec Une jeunesse française : François Mitterrand 1934-1947, dans lequel le président socialiste s’explique pour la première fois sur son appartenance à la droite pétainiste qui allait engager la France dans la collaboration avec l’occupant nazi, avant son action dans la Résistance.
Un ouvrage qui résumait bien sa démarche : Pierre Péan, qui récusait le qualificatif de journaliste d’investigation, lui reprochant un côté inquisitorial, s’attachait à montrer toute la complexité des sujets et des personnes sur lesquels il travaillait. Et il revendiquait d’enquêter librement, de sa propre initiative, sans se laisser dicter ses thèmes par des procédures judiciaires ou des modes médiatiques. Dans une interview donnée au Figaro en 2014, il expliquait : « Ce qui m’anime, c’est la curiosité, l’envie d’aller voir ce qui se passe derrière le mur, de plonger dans les coulisses. Essayer de comprendre. (…) J’aime traquer les vérités qu’on me cache, mais je n’ai pas envie de tuer, j’ai envie de comprendre. Je ne cherche pas à traîner les gens sur les bancs de la justice, à les faire condamner. Je ne me vois pas comme le bras armé de la justice. Ce n’est pas ma vocation. »
N’ayant jamais peur des polémiques, il enquêtera aussi sur Jacques Chirac, Bernard Kouchner ou Jean-Marie Le Pen. « C’était quelqu’un de simple, mais qui n’hésitait pas à s’attaquer à de grosses machines », et cela lui avait valu « une extraordinaire sympathie de la part du public », a confié à l’Agence France-Presse (AFP) Jean Grégor. 
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Rappelons que de nombreux journalistes ont disparu prématurément, entre autres celui qui avait écrit un livre dénonçant Emmanuel Valls


LES MÉDIAS SONT AUX MAINS DES PLUS RICHES

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