samedi 2 juin 2018

02/06 - LES "GARDIENS DE L'AMAZONIE" CAPTURENT DES BÛCHERONS ILLÉGAUX 
POUR PROTÉGER LES PEUPLES NON CONTACTÉS ! 



La construction d'un énorme barrage, au Brésil, fait depuis des années l’objet d’une forte opposition des communautés indigènes, menées par le cacique emblématique, et des écologistes (qui ont lancé une pétition). Car, s’il fournira 11% de l’électricité du pays – d’une capacité de production de 11.233 mégawatts (MW), il sera le troisième plus grand au monde après ceux des Trois-Gorges (18.000 MW) en Chine, et d’Itaipu, qui alimente le Brésil et le Paraguay (14.000 MW) – il inondera dans le même temps une zone de 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l’ouest de l’État amazonien du Para, et entraînera le déplacement de 20.000 personnes.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Ne37oJTdWj4


Le développement hydroélectrique, un marché en pleine expansion qui attire de nombreuses entreprises françaises. Ces entreprises sont GDF-Suez, EDF et Alstom. Ce sont les 3 principales à avoir contribué à ce désastre en l’Amazonie.
Stop Macron.
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Des Gardiens de l'Amazonie du peuple guajajara : "Nous patrouillons, trouvons les bûcherons, détruisons leur équipement et les expulsons. Nous avons arrêté de nombreux bûcherons : c'est efficace." 
Alors qu’ils patrouillaient dans leur réserve dans la forêt pour protéger leurs proches "non contactés par la civilisation" de bûcherons illégaux, des hommes d’un peuple autochtone d’Amazonie ont capturé les membres d’un fameux gang d’abattage de bois et brûlé leur camion avant de les expulser de la jungle.
Les Gardiens de l’Amazonie sont issus de la tribu guajajara : "Nous patrouillons, trouvons les bûcherons, détruisons leur équipement et les renvoyons. Nous avons arrêté de nombreux bûcherons : c’est efficace."


SONIA GUAJAJARA, LEADER INDIGÈNE, BRÉSIL : "Il est temps de se lever, pour l'affrontement"

La zone qu’ils défendent, Arariboia, se trouve dans la région la plus menacée de toute l’AmazonieElle abrite un groupe d’autochtones awá – un peuple bien connu pour son affinité avec les animaux et sa connaissance de la forêt –, qui risquent d’être annihilés s’ils entrent en contact avec les bûcherons. Les Gardiens ont récemment trouvé des abris awá abandonnés près de la zone d’activité des bûcherons.


Un homme awá appelé Takwarentxia, contacté en 1992 avec sa femme Hakõa'ĩ et leur bébé.
Le reste de sa famille a été tué par des hommes armés travaillant pour des éleveurs défrichant la terre. 


Bien que la zone soit censée être protégée par la loi brésilienne, le défaut d’application de cette législation par le gouvernement brésilien et le danger extrême que cela représente pour les Awá non contactés ont forcé les Gardiens à prendre les choses en main. Les Gardiens craignent maintenant de violentes représailles. Trois d’entre eux ont été assassinés par des bûcherons en 2016, et ils ont été victimes d’incendies criminels et de menaces de mort régulières. 

Camion en feu sur la page de Survival International sur Vimeo.


Les Gardiens ont envoyé à Survival International des images du camion en flammes, chargé de bois illégalement coupé, accompagnées du message suivant : "S’il vous plaît, montrez au monde la réalité à laquelle nous sommes confrontés. Nous savons que c’est risqué et que nous avons des ennemis, mais ce n’est pas le moment de se cacher. Nous voulons que vous diffusiez cela au monde afin que nous puissions continuer à protéger notre forêt."

Survival International a envoyé un courrier urgent au gouvernement brésilien, appelant à la protection immédiate et durable des Gardiens eux-mêmes, ainsi que de la zone pour la protection de laquelle se battent ces derniers. Survival demande également au public de soutenir les Gardiens en écrivant aux ministres du gouvernement brésilien via cette page. Le directeur de Survival, Stephen Corry, a déclaré : "Les territoires autochtones sont les meilleurs remparts contre la déforestation et ces Gardiens défendent les derniers îlots verts perdus au milieu d’une mer de destruction. C’est une preuve supplémentaire que les peuples autochtones sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et gardiens du monde naturel. Les Gardiens sont pratiquement les seules personnes à s’interposer entre les bûcherons et les Awá non contactés qui vivent encore dans cette forêt. L’inaction du gouvernement brésilien face à cette déforestation illégale et effrénée est honteuse !"  


Sônia Guajajara lors d'une manifestation à Paris
contre le projet brésilien d'une série de méga-barrages en Amazonie (mars 2014).


Sônia Guajajara, la première femme autochtone à briguer la vice-présidence du Brésil (dont l’élection aura lieu en octobre 2018), appartient à la même tribu que les Gardiens. 
Elle mène campagne sur une plateforme de droits autochtones et de protection de l’environnement dans un climat politique brésilien plus hostile aux peuples autochtones qu’il ne l’a jamais été depuis la fin de la dictature militaire en 1985.

Elle a déclaré lundi : "Le travail des Gardiens est à la fois extrêmement important et incroyablement risqué. Nous, peuples autochtones, n’accepterons jamais le saccage de notre Terre-Mère : nous l’écoutons et comprenons la façon dont elle nous parle parce que notre vie dépend d’elle."

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Belo Monte, symbole d'un écocide
Le Brésil a besoin d’énergie et construit des méga-barrages au cœur de sa forêt amazonienne. Des ouvrages qui entraînent des conflits sociaux et environnementaux. Nous avons peur que notre peuple disparaisse à cause du barrage. Pourtant, la constitution brésilienne exige une étude d’impact environnemental préalable pour toute installation de chantier ou d’activité pouvant entraîner une dégradation significative de l’environnement.
Le méga barrage Belo Monte alimente les controverses et les batailles judiciaires se multiplient. Au centre des litiges, les irrégularités des licences accordées pour ériger le barrage et la violation des droits du peuple indigène. Les études d’impacts environnementales et sociales sont aussi contestées pour leur objectivité. Mais le directeur du site du Belo Monte assure la viabilité du complexe hydroélectrique. "Le projet ne détruira pas l’écosystème. L’écosystème sera de notre côté et nous aidera à optimiser les travaux... L’énergie fournie par le barrage aidera à développer la région autour."  Pour ses opposants, il est le symbole du crime écologique.
Belo Monte sera-t-il un jour démantelé ?
Une possibilité le jour où l’écocide sera reconnu comme le 5ème crime international contre la Paix. Un objectif fixé pour la fin de l'année. Valérie Cabanes et l'initiative citoyenne "End Ecocide On Earth" présenteront leur projet à l'ONU, au deuxième semestre 2015, pour que l'Ecocide soit intégré dans le traité de Rome. Ils devront peut-être répondre de leurs actes face à une cour pénale internationale de l’environnement ...on a besoin aujourd’hui d’une justice supra nationale contraignante, pénale puisqu’aucuns outils internationaux aujourd’hui n’arrivent à stopper un tel projet. Un projet annonciateur d’une révolution écologique et industrielle.

Le développement hydroélectrique, un marché en pleine expansion qui attire de nombreuses entreprises françaises. Ces entreprises sont GDF-Suez, EDF et Alstom. Ce sont les 3 principales à avoir contribué à ce désastre en l’Amazonie.
En dénonçant l'implication de ces entreprises, les associations mettent en lumière le rôle controversé de l'État Français dans le désastre amazonien. Antonia Melo, la mère courage des victimes de Belo Monte lance un appel à Paris le 15 novembre 2013
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Janvier 2018 - Le Brésil tourne le dos aux grands barrages hydroélectriques
Les grands projets hydroélectriques ne sont plus une priorité, annonce le gouvernement. Le Brésil infléchit ainsi une politique énergétique qui a soulevé d’intenses polémiques en raison des dégâts environnementaux et de la spoliation des communautés indigènes qu’elle entraîne.
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Amazonie, le barrage de trop - ARTE
Les pâturages, la déforestation tuent ces pays et notre Terre.

Pour pervertir ces peuples, ils donnent des télévisions gratuite à des indiens vivant dans des huttes.... Ils ont envie de consommer comme nous, puis, on leur amène des touristes....


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