vendredi 25 mai 2018

+25/05 - LE VENEZUELA PURGE LES BANKSTERS. 


Nous avons besoin d’un politicien qui soit capable de s’emparer de ces changeurs de monnaie et de les chasser du temple.

Par Jonas E. Alexis de Veteran Today le 6 mai 2018
Les autorités Vénézuéliennes se sont récemment emparées de « 11 banquiers de haut-rang opérant dans les plus grandes institutions financières du pays … dans une tentative d’extirper les pratiques bancaires illégales ». [1] Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab a appelé cela une enquête « chirurgicale ».

C’est en effet ce dont nous avons besoin en Amérique. Les autorités doivent commencer par arrêter les usuriers de Wall Street et les mettre derrière les barreaux pour le restant de leur vie. Ce serait le moins que nous puissions faire. Ces usuriers doivent également payer pour les dommages qu’ils ont causé. Il n’y a qu’un seul président dans l’histoire Américaine qui a fait quelque chose de semblable. Son nom est Andrew Jackson*.
*Andrew Jackson, né le 15 mars 1767 près de Waxhaw (Caroline du Nord) et mort le 8 juin 1845 à Nashville (Tennessee), est un homme d'État américain, septième président des États-Unis de 1829 à 1837.
Gouverneur militaire de la Floride en 1821, après avoir été commandant des forces américaines durant la bataille de La Nouvelle-Orléans en 1815, il est à la base de l'ère démocratique «jacksonienne». Il a été une figure importante qui domina la politique américaine dans les décennies de 1820 et de 1830. Ses ambitions politiques combinées à une participation politique plus grande de la population amenèrent la création des partis politiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. (Source Wikipédia)

Jackson savait que les riches et les puissants – plus précisément les banksters – utilisaient leur pouvoir pour opprimer les faibles et essentiellement détruire l’économie. Il a déclaré que « la majorité des gens avait plus à redouter d’une combinaison des classes aisées et des professions libérales – d’une aristocratie qui par l’influence de la richesse et du talent, utilisés insidieusement, réussissait parfois à empêcher les institutions politiques, aussi bien adaptées soient-elles, de garantir la liberté du citoyen ». [2] Il poursuivait :

«La Banque (centrale) a progressivement acquis la maîtrise presque complète de l’argent en circulation, et avec elle, le pouvoir d’augmenter ou de diminuer le prix de la propriété et de lever des taxes sous la forme de frais et d’intérêt sur un montant uniquement limité par la quantité de papier-monnaie qu’elle a l’autorisation d’émettre». [3]

Jackson était probablement l’homme le plus intrépide de cette époque à s’opposer avec vigueur à une banque centrale privée parce qu’il prévoyait que les usuriers finiraient par tromper le commun des mortels. [4]




Jackson savait que le système bancaire de réserves fractionnaires* était un moyen de tromperie subtil qui finissait toujours par tuer l’économie. Jackson voulait restaurer l’économie. Pourtant certains de ses détracteurs, passés et présents, ont essayé de le dénigrer comme un ignorant, en prétendant qu’il n’y connaissait rien en économie. Rien n’est plus éloigné de la vérité.
*Le système de réserves fractionnaires (on parle aussi de « couverture partielle ») désigne le droit pour une banque commerciale de prêter, par des jeux d'écritures, de l'argent qu'elle n'a pas et sur lequel, outre le remboursement par le débiteur, elle touchera des intérêts, sachant toutefois qu'elle devra se refinancer en collectant des dépôts pour maintenir son équilibre de bilan. (Source Wikipédia)
Les Jacksoniens n’étaient pas opposés à tous les systèmes bancaires, mais aux banquiers usuriers, que Jackson appelait des montres « à tête d’hydre » qui « se nourrissent de la chair du commun des mortels ». [5]

S’exprimant comme un prêcheur du Sud « d’enfer et damnation », Jackson a écrit que de tels banquiers « étaient un nid de vipères et de voleurs » qui allaient finir par détruire les familles si personne ne les arrêtait. « Je suis déterminé à vous mettre en déroute, par l’Eternel, et je vais le faire », déclara-t-il. [6]

Jackson s’était non seulement juré d’en revenir à une économie qui se développe, mais également de révéler les activités usuraires des banksters qui manipulaient la nation à leurs propres fins, ce qui signifie qu’il a dû engager le combat politique avec les usuriers et les financiers comme Nicholas Biddle*.
*Nicholas Biddle (8 janvier 1786 à Philadelphie – 27 février 1844 à Philadelphie) était un juriste et financier américain qui fut président de la Second Bank of the United States de 1823 à 1839. Cette fonction le voit s'opposer au président américain Andrew Jackson élu en 1828 puis réélu en 1832. Sa politique de gestion est critiquée par le président au début des années 1830, marquée par la "Guerre de la banque centrale", entre les deux hommes. (Source Wikipédia)

Nous avons certainement besoin d’un Andrew Jackson de nos jours pour s’occuper des sociétés usuraires comme Goldman Sachs* et rétablir l’équilibre économique de la nation. Si vous pensez que Goldman Sachs se contente d’arnaquer le citoyen moyen sur son salaire, alors vous n’avez encore rien vu. Écoutez ceci. 
*Goldman Sachs (inscrite The Goldman Sachs Group, Inc. à la Bourse de New York), également connue sous les noms GS, Goldman et The Firm (« La Firme »4) est une banque d'investissement créée en 1869 dont le siège social mondial est situé au 200 West Street dans le Financial District de Manhattan, à New York. Goldman Sachs dispose de bureaux dans les plus importantes places financières dont New YorkLondresTokyo et Paris. (Source Wikipédia)
Goldman Sachs appartient à la famille Rockefeller. (NdT)

« Un analyste de Goldman Sachs a essayé d’aborder un sujet délicat pour les sociétés de biotechnologie, particulièrement celles qui sont impliquées dans le traitement de pointe de la ‘thérapie génique’ : les traitements pourraient s’avérer mauvais pour les affaires à long terme ». ‘Est-ce que guérir un patient est un modèle d’affaire durable ?’, telle est la question que se pose l’analyste dans un rapport du 10 avril intitulé ‘La Révolution du Génome’ ».

 « Le potentiel de fournir ‘un traitement unique’ est un des aspects les plus séduisants de la thérapie génique, une thérapie à base de cellules génétiquement modifiées et correction de séquence génomique*. ‘Cependant, de tels traitement offrent une perspective toute différence en termes de revenu récurrent généré par rapport à des thérapies chroniques’, écrit l’analyste Salveen Richter dans une note à des clients ce mardi. ‘Alors que cette offre de soins ouvre des perspectives immenses pour les patients et la société, elle pourrait représenter un défi pour les développeurs de médecine génomique qui recherchent un bénéfice durable’.
La correction de séquence génomique (Genome Editing pour les anglophones) ou « correction du génome avec des nucléases modifiées », (aussi désigné par l’acronyme GEEN, pour « genome editing with engineered nucleases »), ou souvent improprement appelée édition génomique ou édition du génome (expressions à éviter car le mot anglais "editing" ne correspond pas à édition), ou encore parfois dite édition génétique (mais cette expression est aussi à éviter car ayant d’autres sens1) regroupe un ensemble de techniques de manipulations du génome via la « réécriture du matériel génétique » 2.

« Richter cite les traitements de Gilead Sciences pour l’hépatite C, qui obtiennent des taux de guérison de plus de 90 pourcent. Les ventes de traitements de l’hépatite C de cette société Américaine ont culminé en 2015 à 12,5 milliards de $, mais n’ont cessé de diminuer depuis. Goldman estime que les ventes Américaines de ces traitements seront inférieures à 4 milliards de $ cette année, selon un graphique contenu dans ce rapport ». [7]

Avez-vous saisi le jeu diabolique qui se joue ici ? Si la guérison des patients s’avère être une réussite, alors ce n’est pas vraiment une bonne chose pour des sociétés comme Goldman Sachs, qui gagne des milliards de dollars sur les malades. En d’autres termes, Goldman Sachs veut que les gens deviennent malades parce que c’est bon pour les affaires.

Les gens de Goldman Sachs se soucient comme d’une guigne de votre santé ; ils s’en fichent que vous viviez ou mouriez. Ils ne se soucient que du montant d’argent que leur rapporte votre maladie. Dans ce sens, ils vendent de la maladie. En fait, il y a des douzaines et des douzaines de sociétés qui font exactement cela. L’industrie pharmaceutique en est un bon exemple. [8]

Si ce n’est pas diabolique, alors rien ne l’est. C’est la raison pour laquelle Matt Taibi de Rolling Stone avait absolument raison lorsqu’il affirmait en 2010 :
« La première chose que vous devez savoir sur Goldman Sachs est qu’ils sont présents partout. La banque d’investissement la plus puissante au monde est une grande pieuvre vampire enserrant la face de l’humanité, insérant inlassablement ses ventouses sanglantes dans tout ce qui sent l’argent.


« En fait, l’histoire de la récente crise financière, qui se double de celle d’un rapide déclin et de la chute de l’empire Américain soudainement vidé de sa substance, se lit comme un annuaire des diplômés de Goldman Sachs ». [9]

Ce qui était vrai alors l’est toujours aujourd’hui. Nous avons absolument besoin d’un politicien qui va s’emparer de ces changeurs de monnaie et les chasser du temple.
Envois et traduction de Patrick T.
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-         [1] “Venezuela Pushes Forward in Corruption Purge, Arrests 11 Bankers,” Sputnik, May 5, 2018.
-         [2] H. W. Brands, Andrew Jackson : His Life and Times (New York : Random, 2005), 498.
-         [4] Johnson and Kwak, 13 Bankers, 19.
-         [5] Brown, Web of Debt, 1 ; also Jon Meacham, American Lion: Andrew Jackson in the White House (New York: Random House, 2009), 256.
-         [6] Brown, Web of Debt, 78.
-         [7] “Goldman Sachs asks in biotech research report : ‘Is curing patients a sustainable business model ?’” CNBC, April 11, 2018.
-         [8] Voir par exemple Ray Moynihan and Alan Cassels, Selling Sickness: How the World’s Biggest Pharmaceutical Companies Are Turning Us All Into Patients (New York: Nation Books, 2005); John Abramson, Overdosed America: The Broken Promise of American Medicine (New York: Harper Perennial, 2008); Marcia Angell, The Truth About the Drug Companies: How They Deceive Us and What to Do About It (New York: Random House, 2005); Elizabeth Rosenthal, An American Sickness: How Healthcare Became Big Business and How You Can Take It Back(New York: Penguin, 2017).
-         [9] Matt Taibi, “The Great American Bubble Machine,” Rolling Stone, April 5, 2010 ; voir également “The People vs. Goldman Sachs,” Rolling Stone, May 11, 2011.

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