vendredi 25 mai 2018

25/05 - HARCÈLEMENT DE L'ÉTAT! À LILLE, 
JACQUES, LE SDF, 
DEVRA SE FAIRE PLUS PETIT ENCORE. 


Jacques, SDF, vendait ses toiles à quelques touristes ou Lillois de passage. La police municipale lui a demandé de remballer son matériel.

J'ai discuté avec cet homme il y a peu en allant distribuer des tracts à Lille pour informer de l'événement du CNT le 5 mai. Il est adorable et mettait de la gaité, de la couleur sur cette belle Place de Lille.
Il ont déjà manigancé pour supprimer la célèbre Foire de Lille. Les forces de l'ordre obéissent et étouffent notre pays et ses habitants.

Jacques Cantais est fidèle au poste, dans la rue «au moins depuis quinze ans». Son fauteuil basé près de l’Opéra de Lille, devant la boulangerie Paul, sert de point de repère. Immuable. En y regardant de plus près, un petit détail frappe l’attention. Les toiles que ce sans domicile fixe vendait depuis des mois pour «survivre» à quelques touristes de passage, ou à quelques Lillois généreux, ont disparu du paysage. «Je ne peux plus peindre, ni vendre mes tableaux dans la rue. La police municipale me l’a interdit depuis mardi soir», lâche-t-il.

Les gens du Nord se battent pour les leurs, même et surtout les sans abris.
Ce peintre amateur qui monnayait «ses Mickeys» et le fruit poétique de ses inspirations urbaines ne comprend pas. Pas plus que de nombreux internautes.
Sur les comptes Facebook, un groupe de soutien s’est mis en place.
" Bonjour les amis, si vous avez l'habitude de passer devant l'opéra de Lille vous connaissez certainement Jacques… il a 62 ans, vit dans la rue depuis 15 ans et a l'habitude d'occuper un morceau de trottoir devant la boulangerie Paul. L'hiver il fait le Père Noël puis quand les beaux jours reviennent, Installé sur son fauteuil il peint des toiles qu'il vend aux passants . Il y a quelques mois Jacques a trouvé un local qui est devenu son atelier moyennant un petit loyer mensuel. Il s'est même inscrit auprès de l'URSSAF et s'est fait attribuer un numéro de Siren pour une activité artistique relevant des arts plastiques. Aujourd'hui la police municipale lui a demandé de remballer son matériel et lui a interdit de peindre et de vendre ses tableaux dans la rue . Pour ne pas avoir d'histoires et ne pas faire de désordre dans la rue il avait même fini par laisser son chien Pinceau à l'atelier . Demain nous irons à la mairie déposer une lettre adressée à Martine Aubry avec l'espoir qu'il obtienne une autorisation de travailler dans la rue. Il est sur le point de se faire expulser car il ne parvient plus à payer ses loyers et qu'il a du retard. Sa maigre allocation ne lui permet pas de subvenir totalement à ses besoins et la vente de ses toiles lui permet tant bien que mal de boucler ses fins de mois. Il m'a dit tout à l'heure que les commerçants du quartier allaient faire circuler une pétition pour l'aider à obtenir le droit de travailler sur son morceau de trottoir. Si cette pétition vous parvient N'hésitez pas à la partager et à la signer.
Depuis quelques heures vous êtes nombreux à vous manifester et à proposer de signer une pétition. Elle n'est pas encore faite, nous attendons le retour de la mairie et vous tiendrons informés merci à vous. Merci pour les partages. En attendant des nouvelles , si vous le croisez n'hésitez pas à lui manifester votre soutien . Il en a bien besoin "

Contactée, la mairie de Lille répond sur un autre tableau : «Les policiers, qui le connaissent, lui ont simplement fait remarquer qu’il occupait trop d’espace sur la voie publique et lui ont demandé de ramasser ses affaires. Il n’a pas été verbalisé. La ville n’a pas pris d’arrêté anti-mendicité… La question ne porte que sur l’étalement».
Article de "La Voix du Nord"

Il ne tenait même pas 1m² sur ce trottoir devant la boulangerie PAUL et ne gênait personne, bien au contraire ! Jacques a voulu rentrer dans le rang, faire des démarches, et voilà comment il est récompensé.



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